L'hypnose pour créer sa vie, son oeuvre, son monde

°°°CREER SA VIE°°° régler un problème, soulager un symptôme, récupérer de l'énergie, lâcher du lest, s'émanciper d'une addiction, transformer le réseau d'influences, activer des ressources, choisir, se libérer, s'épanouir, ressentir, grandir, stimuler, se centrer, changer vers un mieux-vivre '''''CREER SON OEUVRE''''' ouvrir, inspirer, souffler, se laisser embarquer, improviser, écrire, dessiner, composer, danser, jouer, monter, construire, capter, oser, réaliser, proposer, partager, faire oeuvre ***CREER SON MONDE*** parcourir, explorer, plonger, planer, découvrir, étendre ses connaissances sensorielles, tester, examiner, prospecter, étudier par les sens, arpenter, jouer, expérimenter, modeler, moduler, inventer, augmenter, expanser…

Accompagnement sur mesure au sein de votre projet de création en arts de la scène

J’emprunterais la définition de l’hypnopraticien.ne à Lygia Clark, qui définissait l’artiste «comme un propositeur de conditions qui permettent au récepteur de se laisser embarquer dans le démontage des formes – y compris les siennes propres – en faveur de nouvelles compositions de flux».

MODULES SUR MESURE

Je travaille en modules créés sur mesure pour faire émerger sur le plateau des matériaux dans la conception de créations, en théâtre, performance, danse, cirque, marionnettes, opéra, musique live… et autres arts de la scène, spectacles vivants.

Ces modules peuvent prendre de 3h à plusieurs jours, d’affilée ou répartis par segments.

L’hypnose est un outil qui permet (entre autres) d’explorer les matériaux et les matières, les fantasmes et les rêves,  les concepts et les constructions, par l’imagination active, ce qui ouvre des possibles complémentaires avec le travail d’improvisation, d’écriture, de recherche par les moyens connus de la.du capitaine de création.

Je me déplace facilement, vers Bruxelles ou tout autre résidence, selon un calendrier établi en amont.

Les témoignages sont en bas de page.

QUE CHERCHE-T-ON? SELON QUELS PRESUPPOSES

La première étape, qui peut se faire en séance à table ou par skype, est que je comprenne les bases du projet en cours, mais aussi ce que la.e metteuse.r en scène, ou chorégraphe, cherche à faire émerger et à expérimenter par la technique hypnotique.

Ensuite, soit nous travaillons en duo (recherches hypnotiques ensemble, exploration de son imaginaire, création d’audios…), soit nous préparons un atelier à réaliser sur le plateau avec les performers-danseurs-acteurs-… soit les deux à des moments différents.

Pour cela, je récolte ses mots, ses expressions, de façon à préparer l’atelier selon la direction donnée (que rechercher?) et selon les présupposés du groupe de travail (même vocabulaire et représentations mais aussi avec un ton cohérent).

Puis nous élaborons le processus ensemble (metteuse.eur en scène, dramaturge, assistant.e, scénographe… selon…), en un ou plusieurs ateliers à proposer au groupe des participants à la création. Je travaille seule, puis propose, écoute, ajuste, propose, etc, jusqu’à ce que nous soyons raccord.

MODULES

Les modules comprennent des allers-et-retour entre un travail à table et un travail de plateau.

A table, différentes notions (sélectionnées selon les objectifs) sont abordées, comme :

  • hypnose classique, hypnose éricksonienne et nombreux « hypnotiques »
  • état modifié de conscience quotidien et EMC accompagné
  • hyperéveil, connexion, état animal, intuition, synesthésie, focus, état augmenté
  • liberté, ouverture, expérimentation, élargissement de la zone d’expérience (et non « sortir de sa zone de confort », expression que je n’utilise pas), amplification
  • accompagnement avec autonomie progressive grâce à l’intégration des outils
  • boite à outils hypnotique (ma voix comme fil rouge, voix intérieure, souffle, focus, ancrages, écoute flottante, objet transitionnel, safe-place, traducteur-trieuse, suggestion, récapitulation, mouvement et son spontanés, rituel, ressources, potentiomètres, vision-audition focus et panoramique…)
  • objectifs de l’expérience (généraux, intermédiaires)
  • positionnement de chacun.e, posture de l’accompagnante, des accompagnés et des personnes hors plateau
  • cadre, territoire de l’expérience, champ de dérive intermédiaire, limite, balises, vigie, ramener le cheval
  • différencier les processus psychiques et les contenus narratifs
  • la carte et le territoire, représentation, croyance inconsciente et croyance choisie
  • enfiler et désenfiler une croyance
  • imaginal, imagination, imaginaire, symbole, dividu, entité, paysage, transformation
  • imagination volontaire et imagination active
  • dissociation, trissociation, position meta
  • « ce qui dit moi », observateur intérieur, autorisation intérieure, demande intérieure, territoire, champ libre, accueil, cap-focus
  • champ d’attention, volonté, volition, agentivité
  • ce qui ne me semble pas moi, parties profondes, dividus, intuition, animalité
  • induction, EMC, fluctuations, états intermédiaires, retour

Nous dessinons ensuite un espace de travail commun (cadre), selon les modalités du projet et selon les demandes singulières des participants. Il s’agit que chacun se sente à la fois libre et accompagné, dans le territoire du projet et non dans ses territoires intimes (sauf si cela fait initialement partie du projet). Ce cadre sera ajusté par le groupe au fur et à mesure des modules.

Sur le plateau, les exercices se font chacun pour soi de façon intérieure (voyage les yeux fermés sans mouvement), parfois en mouvement avec les yeux fermés ou ouverts, parfois avec un ou des matériaux, parfois en interaction avec le groupe… de façon progressive et selon les objectifs.

L’intensité de l’état hypnotique est variable. Il peut être intéressant de travailler en état d’hypnose profond pour explorer et ouvrir, comme de travailler en état d’hypnose léger, pour s’en servir au quotidien, facilement (cet état de flottement que chacun connait, dans la vie courante, teinté d’une intention, orienté par une portée de l’attention plus ou moins focus, plus ou moins en expansion, plus ou moins floue…).

Ils peuvent porter, par exemple, sur une temporalité, un espace, une matière, un mouvement, une interaction, une connexion, une intuition, une musique, un texte, un mantra personnel, un objet, une forme, une odeur, une sensation chaud-tiède-froid, un pattern, une transformation, un concept, une figure, un personnage, un détail, une traduction synesthésique…

EVOLUTION DES MODULES AU FUR ET A MESURE DU TRAVAIL

Chaque module évolue ensuite, en aller et retours entre les discussions et l’expérience de plateau. Je m’adapte autant aux retours des participants qu’aux idées de la.du metteuse.eur en scène.

POSITIONNEMENT

Evidemment, il est important de déterminer le positionnement et le territoire de chaque intervenant, avant d’envisager ce genre de travail.

De mon côté, dans un workshop de commande au service d’un.e créatrice.eur, je suis la plupart du temps engagée en tant qu’hypnotiste, au même titre que le/la créateur.rice sonore, scénographe, coach vocal… au service d’une création dirigée par un.e metteur.e en scène ou chorégraphe.

LES PRIX EN ACCOMPAGNEMENT DE CREATION

  • Préparation de collaboration en 50/50 : on bosse chacun.e sans se payer. Pas d’hypnose ni de rêve, juste de l’écriture, des échanges de mots-clés et d’idées en discussion pour trouver notre ligne. Puis rédaction partagée, recherche d’un lieu, répétitions…
  • Séances individuelle pour la création (créateur.isse, interprète, technicien.ne…) dans le cadre de la création: 1h15: 65 euros, 1h30: 80 euros (voir les prix visios en tarif réduit appliqués en présentiel)
  • Accompagnement de création sur plateau, en atelier: 1h30: 100 euros, 2h: 130 / 3h: 180 euros, 4h: 240, 5h : 300 (5-6h sur plateau = journée).
  • Déplacements: selon la durée de l’aller/retour et la durée des séances de travail, à discuter.

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A lire également: Accompagnement pour la création et Workshop en école supérieure d’art

© Marie Lisel

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TEMOIGNAGES

Témoignage de Florentine Rey (décembre 2019), travail d’écriture et préparation de performance

En ce moment je travaille avec Marie Lisel, qui m’accompagne pour faire des rêves éveillés dans la maison des beaux-arts de Sète. Je me sers ensuite des représentations créées par mon imagination comme matière première pour l’écriture. L’expérience est inspirante et très stimulante, ça vaut le coup de s’y risquer.


Témoignage hypnose sur plateau, pour une création de Léa Drouet (Bruxelles, 2017)

Je suis très heureux de l’expérience que l’on a eu,

Dans ma manière de travailler habituellement, j’utilise des médiums extérieurs au corps pour partager avec un public/témoin des expériences pouvant relier des questions globales à l’intime, l’intime n’est donc pas quelque chose que j’évite, parce que de toute façon je sais que j’y plonge avec un cadre de partage et de lecture assez construit pour ne pas être dans le pathos, ou dans une utilisation du public/témoin comme « psy », de cette expérience commune me liant à la masse, le public/témoin et moi en retirons une expérience individuelle et collective.

Je comprends ton besoin d’éviter ce pathos avec le groupe, c’était donc pour moi une expérience assez légère et agréable, ou les outils utilisés étaient à la fois chargé de sens mais en distance de charges émotionnelles intimes.

Hormis un moment, le seul malaise ressenti est lié par contre à mon histoire et à ma relation à la danse,

lorsque nous sommes passés d’outils extérieurs au corps à ceux purement liés à celui-ci, et même si une forme de détresse est apparue, ça ne m’a pas empêché de continuer à travailler, et de rencontrer Madeleine par exemple.

Ce qui m’a surpris, c’est que l’expérience hypnotique ne m’était pas inconnue, et je me suis rendu compte que les états en performance dans lesquels je me mettais étaient déjà des états modifiés de conscience en relation à des médiums plastiques.

De plus, le fait d’être pris en charge était hyper agréable.

Je n’aurais pas incorporé une autorité (le flic aux jambes bien ouvertes) sans ces sessions d’improvisations.

Ces impros m’ont donné une autre lecture du groupe.

Gaétan


Témoignage hypnose sur plateau, pour une création de Léa Drouet (Bruxelles, 2017)

De manière générale, l’expérience était très intéressante, j’ai eu le sentiment qu’elle tombait à pic du travail fait précédemment, plus formel et plus dans la construction que dans la matière elle-même.
Ca m’a fait du bien de redescendre des concepts ou des représentations pour retravailler la base, le terrain, les fondements.

J’ai eu le sentiment que le cadre disparaissait ou tout du moins que j’étais capable de l’oublier par un double mouvement, à la fois à l’intérieur de la matière et inversement dans une perception plus globale de l’environnement, quand les choses vont à travers soi ou quand je me sentais dissolu dans une unité.
Les points d’accès, les portes et les clefs de ces portes sont des outils que j’aimerais retravailler. C’est assez déconcertant.

Comme la technique semble simple et comme j’ai du mal à me donner ou me rappeler ce genre d’outil pour ne pas me laisser déborder par des sentiments.
En fait le cadre du travail de la performance m’a fortement aidé à accepter le travail avec hypnose, car j’étais déjà volontairement dans l’acceptation et le non jugement de pratiques qui ne me sont pas habituelles. L’attrait pour des nouvelles expériences n’y est pas pour rien, et le laisser aller qui en découle se fait plus aisément.

J’ai particulièrement aimé les sentiments de se concentrer sur quelque chose et d’en ressentir des vertiges ou de l’apaisement, ça se rapproche un peu des sensations que je peux avoir sur scène quand une émulation un peu magique se fait, proche de l’extase.
ça se rapproche aussi de l’abandon de soi .

Le rapport à l’intime est assez ambigu en groupe, car je l’ai clairement laissé venir sans avoir le sentiment que c’était non à propos.
Après les outils que j’ai construit ici sont resté là-bas avec le travail de plateau… genre le travail est fini.
Dans le rapport aux autres je pense qu’il y a eu une émulation par le fait de sentir tout le monde au travail dans quelque chose de profond, plus d’attentif, plus concentré.

Il est très difficile de parler de ta méthodologie car à partir du moment ou tu acceptes le travail tu rentres dans le non jugement de la méthode, c’est trop complexe d’en parler car j’ai l’impression que les qualités peuvent-être des défaut et les défaut des qualités. Par exemple l’intonation de ta voix monocorde à pu me faire sortir du travail parce que je me suis poser la question du ton et de pourquoi (car je l’y associais au ton journalistique) et en même elle m’a donné la possibilité de l’oublier.
En tous les cas le fait que tu sois sur le plateau est hyper important et la légèreté avec laquelle tu mènes l’expérience est bienvenue, je n’ai pas ressenti de crispation.
Par contre je ne perçois pas l’intérêt d’un travail en groupe qui serait sans projet commun au préalable.

Pour mieux nommer les outils que j’ai utilisé et pour les sortir du travail fait au plateau
j’ai le sentiment qu’il faudra une rencontre individuelle

Fred


Témoignage hypnose sur plateau, pour une création de Léa Drouet (Bruxelles, 2017)

Je me souviens maintenant à quel point il était agréable de se laisser aller à la découverte de soi au travers d’une découverte de la matière. Les objets de la scénographie m’ont beaucoup aidée à relâcher ou évacuer certaines pensées, m’ont aidée à me fondre dans un processus de découverte et d’improvisation.

J’ai aussi senti que j’avais besoin de ces objets-matière, car il me semble que j’ai besoin, paradoxalement, d’une concentration extrême sur quelque chose (un mouvement -répétitif encore plus-, une chose, un objet, une idée) pour pouvoir lâcher prise et en fait, aussi, me sentir bien (homogène) avec mes improvisation-proposition.

Le fait que Léa observe l’expérience hypnotique ne m’a as dérangée sur le moment mais suite à la remarque de Bastien (qui lui avait été un peu « dérangé ») j’y ai réfléchi : je crois aussi qu’elle m’a perturbée, même si je ne m’en rendais pas compte sur le moment. J’en conclu aujourd’hui que j’aurai apprécié avoir une ou deux expériences d’hypnose sur plate

Oui, j’aurais aimé je crois maintenant, avoir une deux expériences hypnotiques sur le plateau sans observateur pour commencer. La position de performer-interprète était trop présente encore pour moi lors des expériences, et je pense qu’elle m’a parfois fait confondre imrpovistion-hypnose-connection avec proposition-construction-travail esthétique de l’interprète. Je ne sais pas si je suis claire. Cette sensation est peut-être due au fait que j’ai « atterrie » plus tard dans l’équipe, et que quand tu es arrivée, cela faisait beaucoup à intégré pour moi et rapidement : connaissance de l’équipe, des « autres », connaissance du travail et de Léa, connaissance tardive des matériaux par rapport aux autres…etc.

Je me souviens particulièrement de deux moments sous hypnose que je qualifierai de deux moments d’improvisation totale (« totale » à entendre comme « puissante et agréable, à l’écoute de soi et du dehors, proche de l’inné »).

Il s’agit d’un moment très abstrait où ma tête plongée dans les couvertures, je n’arrivais vraiment plus à différencier ce qui bougeait de ce qui me faisait bouger, une sorte brouillard entre intention et action. Je m’étais mis dans la tête que le monde entier était fait de couverture, et que m’a tête le découvrait petit à petit. Au début d’un grand voyage.

Le second est plus concret, dans le sens où il est plus connecté avec le projet de Léa. J’étais en train de tirer un carré de tissu supportant tout les gilets de sauvetage de la scénographie. Le poids de ces derniers rendaient très difficile la traversée que je m’étais dicté à réaliser. C’est en fait le poids et la difficulté, en tant que sensations, qui m’ont d’un coup transportés en pleine mer, tirant un radeau rempli de corps. Le mélange de tes indications, des images et des textes partagés par Léa, des objets signifiants du plateau, ont construit malgré moi une situation dont j’étais maintenant la « medium ». La situation me traversait et je la construisais. Le va et viens était assez étrange.

Les instants parfois brefs qui m’ont donné l’impression que « ca fonctionnait » se traduisaient par la sensation d’être conducteur de situations seulement, non plus acteur. Etre un intermédiaire entre un objet et une image, ou une situation par exemple, dans une relation d’interdépendance dans la construction de ce qui pourrait être un nouveau monde.

J’espère que tu vas bien! Que tu poursuis tes beaux projets.
 
Marion
 

Témoignage hypnose et objet transitionnel, préparation de création de Gaétan Rusquet, « The edge », les Brigittines, Bruxelles, 2020

Dear Marie Lisel

Thank you so very much for guiding us into the hypnosis in Gaetan’s project. It has been a long time that I wanted to try this, and it was a great discovery!

I was surprised how strong the experience was for me. I knew that I could often go into different states easily, but here I discovered a completely new power. I mentioned briefly in our group discussion that I felt the experience was very empowering, but at the same time it was also frightening to be confronted with this ‘power’ … to see the powers and ways of the mind. It was very revealing to me. It was like an insight into how the mind works. It showed me how every thing matters, that everything we take in from our environment can develop into something, has some place in our mind.

So to say: what was scary was to see and to be confronted with this power but what was empowering was to discover that I could be the agent within this powerful system. It was scary to see how well it worked because I saw how fragile the mind is and i could easily see how it could be (in another situation) taken advantage of for example if one is not well, if there is some kind of error, if someone intervenes with bad intentions, I could feel that it could potentially have bad consequences…But I trusted myself and I trusted the situation so I did not run along with my fears. Now I will tell you more about my actual experience and images. The first day was much more strong and powerful so I will focus on that one:

One of the first images I had was quite strong: I saw Juan, from the project, (who in real was laying next to me). I saw him crowd surfing in the street in a crowd of loads of people. A very huge crowd was carrying him, as if he was a rock star in a concert or something, but it was a little disturbing. He kept getting bigger and bigger, like a balloon, lots of air was going inside him. He became very huge and I got a little scared for him because I did not know the intentions of the crowd and what they wanted to do with him. He became so full of air that he started to float up up up into the sky. I was worried, so I tried to give him roots, to make him into a tree, so he could become grounded but it didn’t work, instead he became a cloud. I decided it was ok.

I don’t remember everything. But another strong image was again large crowd of people, running up agains a horizontal swimming pool. The people wanted to go into the swimming pool but the gravity didn’t allow it. There was gravity between the water and the people but not the same gravity. The water was pulled to the sides, but the people were pulled downwards. The swimming pool was enormous.

Another image: when meditating on the landscape of the skin, I saw my throat was full of lava stones. It went away quickly but then I heard in your instructions encouragement to ask to go where we would like. I was curious about the lava in my throat and I asked to go there. So I went into my throat and there was a beautiful landscape of lava rocks, red, blue and green, some had moss on them, similar to what you find in nature in Iceland, where I grew up. I travelled around my skin asking for more landscapes and then my hands became trees. I could see my hands as trees, and they were similar to the tree outside the studio that I had been looking at earlier in the day, through the window.

This mail is becoming a bit long. Sorry for that. I will shortly tell you about the second day.. somehow it was much less vivid, and things were not coming to me as easily as they were the first day… it was becoming different people / animals (an old pet) in my life somehow it became to related to personal things that I could not get out of thinking about those personas/ characters in my life. Otherwise I found it a ver great exercise to practice attachment and detachment!  🙂

I really hope to work with you again some day,

All the best to you!

Inga


Témoignage hypnose et objet transitionnel, préparation de création de Gaétan Rusquet, « The edge », les Brigittines, Bruxelles, 2020

J’ai invité Marie Lisel à intervenir dans le cadre d’une résidence de recherche sur le projet « the edge » .

L’intervention s’est déroulé en deux sessions, par zoom.

Je souhaite travailler sur la limite du corps, celle entre individus et groupe, ainsi que entre un groupe de performeurs, et le public.

La première session consistait en un rêve éveillé, sur la peau, l’épiderme.

Nous avons donc exploré l’épiderme, siégé dans l’épiderme dormi dans l’épiderme même, le voyage et la transe ont été profondes, je ne me souviens pas de tout. Un souvenir fort est l’inscription de figures dans l’espace avec les bras, un 8, horizontal, avec le gauche, et une spirale avec le droit.

Il y a eu quelques résistances chez les participants, pourtant, les improvisations qui ont suivi ont sensiblement été orienté, informé par ce voyage hypnotique.

Pour ma part, la sensibilité de la peau a augmenté, même des sensibilités proches de la douleur situées sous la cuisse sont apparues pendant quelques heures. Aussi la peau était plus sensible, douce, poreuse. Les rêves qui ont suivi la nuit d’après étaient intense. Nous nous sommes retrouvé a chercher le contact avec les autres danseurs avec une attention accrue à ce qui se passait et ce qui circulait entre les corps. Je me suis retrouvé à sentir des organes imaginaires, qui apparaissaient entre les corps en contact, et subissaient ou généraient des mouvements.

Lors de la deuxième exploration hypnotique sur les objets transactionnels, nous avons travaillé avec des cordes, nous les avons chargé, nous nous les sommes appropriés. Keren a pris la corde bleue, Juan la jaune, Fabienne une verte, Inga une verte aussi, et moi la rouge. Nous les avons nommé, senti, touché, caressé, nous en avons pris soin, nous les avons chargé, puis déchargé. la mienne s’appelait Butterfly, c’était un marteau, un serpent, un cordon ombilical, il n’était confortable et protégé que sur un coussin sous la chaise, depuis il a trouvé son indépendance et est sorti de la corde, il n’est plus que serpent, et est venu se placer sous mon lit, à l’abris, je l’appelle quand j’en ai besoin. Il m’encourage à sentir et à prendre du plaisir, il est très tactile et m’aide à me connecter aux sensations liées à la peau.

Je souhaite poursuivre cette recherche, à la fois en continuant à interroger les limites du corps,

d’ou est-ce que nous sentons, mais aussi avec des objets qui donnent une continuité au corps, des artefacts qui viennent ici aussi questionner le corps et ses limites. Ce seront des objets/outils avec une charge symbolique, une fonction et un pouvoir d’agir.

Gaétan Rusquet

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