°°°CREER SA VIE°°° régler un problème, soulager un symptôme, récupérer de l'énergie, lâcher du lest, s'émanciper d'une addiction, transformer le réseau d'influences, activer des ressources, choisir, se libérer, s'épanouir, ressentir, grandir, stimuler, se centrer, changer vers un mieux-vivre '''''CREER SON OEUVRE''''' ouvrir, inspirer, souffler, se laisser embarquer, improviser, écrire, dessiner, composer, danser, jouer, monter, construire, capter, oser, réaliser, proposer, partager, faire oeuvre ***CREER SON MONDE*** parcourir, explorer, plonger, planer, découvrir, étendre ses connaissances sensorielles, tester, examiner, prospecter, étudier par les sens, arpenter, jouer, expérimenter, modeler, moduler, inventer, augmenter, expanser…

Témoignages « Se connecter à soi, au cheval, au monde »

Lipzou en miroir

Merci aux stagiaires pour les témoignages sur nos stages et pour les autorisations d’utilisation des photos (chacun.e est libre d’accepter ou de refuser chaque photo, nous n’utilisons que les images acceptées).

En aout 2022, nous vous accueillons à nouveau lors de notre traversée d’été « Se connecter à soi, au cheval, au monde », au Centre de médiation par le cheval Imala. (Lozère, Cévennes).

Bienvenue!

Témoignages de stagiaires de 2017 à 2022

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Nathalie et Marie proposent une traversée.
Le matin on traverse le pré pour rejoindre les chevaux et l’après-midi on traverse un bout de forêt pour rejoindre la rivière.
Tout au long du séjour on est traversé par différents mouvements intérieurs qui nous rapprochent un peu plus de l’acceptation et de la maîtrise de notre propre individualité, des jeux de pouvoir qui nous gouvernent et des couches qui nous constituent.
Avec les chevaux on ne peut pas mentir.
Ils reflètent les parts à la fois évidentes et cachées qui sommeillent en nous.
Sous le l’oeil initié et les explications éclairées de Nathalie, j’ai aimé plonger dans l’univers du cheval dont mes seuls souvenirs étaient ceux des centres équestres de mon enfance.
Ici, les chevaux ne sont pas des accessoires ou des objets dont on se sert. Ce sont des collaborateurs, des coaches, des amis, des parents parfois aussi.
Leur empreinte à chacun, chacune, reste encore en moi. Les messages qu’ils m’ont transmis, l’amour qu’ils m’ont témoigné.
Je rêve d’eux parfois, ils sont là, leur souffle chaud sur ma main, ils me regardent avec confiance, ils m’accompagnent et me guident. Je sens leur présence, leur justesse.
À la rivière c’est un autre travail qui s’opère mais toujours dans la continuité et la complémentarité.
Marie transmet sa connaissance de l’hypnose et du rêve éveillé.
On s’exerce à différents outils. On plonge dans ses mondes intérieurs. On écoute les messages de son corps, on apprend à le déchiffrer et à le laisser s’exprimer.
C’est captivant de pouvoir travailler ainsi.
J’ai appris de nouvelles grilles de lectures pour des pratiques qui m’étaient déjà familières, une autre approche, et aussi de nouvelles notions que j’intègre à mon quotidien.
J’ai aimé écouter Marie parler avec précision et toujours soucieuse de notre bonne compréhension.
J’ai aimé rencontré les êtres qui composent ma cosmogonie personnelle, écouter leurs conseils et leurs secrets.
Ce n’est pas sans émotion que j’écris ces lignes.
Elles me replongent dans cette belle traversée.
Grâce à ce programme minutieusement ficelé par Nath et Marie, j’ai trouvé ce que je suis venue chercher : des réponses à mes questions ; une expérience à la fois collective et individuelle où la place de chacune est prise en compte ; de la sororité et de l’inclusivité ; un regard aiguisé et critique sur les différentes croyances liées à l’ésotérisme tout en laissant la place pour son propre avis ; une rencontre simple et franche avec quatre magnifiques chevaux.
Je suis heureuse d’avoir fait ces 8 jours de traversée (les 4 que j’avais prévu au départ auraient été trop courts).

Il y aura définitivement un avant et un après mon passage au centre Imala.

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Tous les matins, on va dans le pré avec les quatre chevaux magiques et la douce fermeté de Nathalie. On se confie à Juliette, Lipzou, Phoebus et Bryum, au soleil dans l’enclos ou à l’ombre des pins. Toutes les fin d’après-midi, on va rêver à la rivière, près du grand arbre moussu. On s’en remet à Marie, assise en tailleur sur le sable, attentive, espiègle. On plonge dans nos paysages intérieurs, on les projette sur les paysages extérieurs. Entre ces deux phases, entre ces deux mondes, on mange, on nage, on sieste. On intègre.

Ce mouvement quotidien s’installe et progressivement, le travail des chevaux dans le pré nourrit le travail de l’hypnose à la rivière. Progressivement les deux se nouent. On retrouve en rêve à la rivière le cheval qu’on a vu le matin dans le pré. On incarne dans le pré un personnage rencontré en rêve à la rivière. On réutilise des techniques, on recoupe des questions, on revoit des images. Et il se construit une sorte de récit consistant et ouvert, qui intègre tout ce qui se produit du lever au coucher.

Le reste du temps, une série d’autres pratiques alimentent et délimitent le travail du pré et de la rivière. Météo des émotions, tirages de cartes, cercle de parole, marche en conscience, parmi d’autres techniques qui sont importées par Nathalie et Marie depuis des champs très divers sans appropriation ni dogmatisme.

Et c’est sans doute une des plus grandes qualités de ce qu’elles proposent. Par leurs longues pratiques et leur grande curiosité, elles connaissent beaucoup de choses, avec précision. Et grâce à leurs engagements politiques manifestes et leurs appétits intellectuels discrets, elles posent toujours ces choses pour ce qu’elles sont. C’est-à-dire des outils, des grilles de lecture, des angles d’attaques parmi d’autres, livrés avec force générosité, mais dont il nous revient de faire quelque chose par nous-mêmes. Ce qui laisse beaucoup de place pour penser et tracer son propre cheminement.

Le mien a été multiple. J’ai appris sur ce que cela implique de se donner irréversiblement forme à soi-même et sur ce qu’est l’intimité profonde entre des êtres vivants. J’ai densifié ma pensée de ce que sont les croyances et des multiples fonctions qu’elles tiennent dans nos vies. J’ai senti mieux qui sont les chevaux et comment je veux aller vers eux. J’ai vécu des moments de grande présence et de fortes émotions, des instants d’épiphanie et d’extase.

Au crépuscule, on dîne sur la terrasse en surplomb du pré. On peut voir les chevaux. Certains soirs, on a la chance d’entendre une histoire sur l’un d’eux, ou sur le lieu. À d’autres moments, on rit de nous-mêmes. Parce que si tout ça est fait avec beaucoup d’exigence, c’est aussi heureusement sans trop de sérieux.

Merci Nathalie et Marie pour le jeu. Merci les filles pour le travail et l’amour. Longue vie au centre.

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Tout chante ici, la rivière, les chevaux, les arbres, Marie, Nath.
 Chacun.es nous guident dans nos plus sombres secrets, dans un espace permissif et rassurant.On se sent accueillie, et même attendue. 
Les chevaux nous reflètent, c’est une découverte sensible que de les avoir pour alliés; ils écoutent, répondent, invoquent. Juste par leur présence d’être. 
 
Les voyages en rêves de Marie nous transportent dans des univers flamboyants, chacun leur tour racontant nos secrets, nos scénarios qu’on a cessé d’incarner.
 
C’est une danse des émotions, 
la magie des humaines. 
 
Merci à toustes pour les apprentissages
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Les accompagnements collectifs emmènent dans des sphères créatives qui font bouger des choses, par d’autres chemins que ceux que j’aurais souhaités, permettant à certains de mes dividus d’exprimer leurs réactivité.

Les accompagnements individuels furent précieux.

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Marie, merci pour ton accompagnement Magnétique-métaphorique-millimétré, Emotionnel-ensorcelant-enthousiasmant-engagé-enveloppant, Réactionnel, respectueux, rêvant, Créatif-connecté-sous le signe constant du consentement, Intuitif-imaginatif-inclusif

Ta capacité à trouver comment me guider m’a rassurée et laissée libre d’évoluer à ma vitesse. A aucun moment je n’ai senti de forçage, ce qui était important pour moi, c’était souple et bienvenu. Merci de ton écoute, notamment lors de notre deuxième rdv, tu m’as montré qu’une lumière existait et que je ne devais pas abandonner. Des mondes inconnus s’ouvrent à moi et me laissent dans l’espoir de trouver un accomplissement à ce niveau que je croyais perdu et fermé pour toujours. Merci encore pour ton attention à mes divides et moi et de m’avoir permis de trouver un espace d’expression.

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Nath, merci pour ton accompagnement Mystérieux-mouvant-médiateur, Etonnant-engageant-énergétique, Résonnant-remettant en question et en perspective-Calme-chevalresquement miroir-cheminant-cévenol, Imprévisible-immersif-intérieur..

J’ai beaucoup aimé tes accompagnements avec les chevaux, entre découvertes personnelles avec mes propres filtres et ajustement de mes ressentis grâce à tes explications sur le fonctionnement des animaux. ce qui amenait régulièrement une relecture de l’expérience, permettant d’aller chercher plus loin.

Je me suis parfois sentie perdue sur ce que je ressentais, sur le pourquoi ça arrivait mais je savais que tu étais toujours attentive de loin et assurais ma sécurité.

Un grand merci pour la découverte de mon être via l’univers des chevaux, une très belle bulle où j’ai aimé évolué et me chercher pour finalement vivre cette merveilleuse rencontre avec Phoebus le dernier jour. 

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Imaginez un lieu blottit au pied de la montagne et dans les bras de la rivière. Rivière dans laquelle quatre magnifiques chevaux viennent se désaltérer, peu après votre baignade. Ce cadre idyllique et l’accompagnement authentique de Nathalie et Marie sont autant d’éléments qui ont rendu mon expérience envoûtante.
Le contact avec les chevaux m’a permis d’ouvrir de nouveaux horizons sur des problématiques anciennes. Que ça soit en individuel ou en groupe chacun des moments de thérapie m’a profondément changé. À travers les pleurs, les rires et la colère les chevaux répondent présents, comme de parfaits miroirs des histoires qu’on se raconte.
Les chevaux, à travers l’accompagnement de nath, nous poussent à identifier nos projections et nous permettent de s’en défaire.
Les exercices sont variés et hypnotiques, pour moi les transes étaient nombreuses et profondes permettant ainsi un changement durable, en douceur.
L’accompagnement de Marie et Nathalie est aussi enveloppant que pertinent.
Et tous les moments de pause sont à la fois des moments d’intégration du travail entamé que de douce farniente afin de remplir ses batteries pour le jour suivant.
Enfin n’attendez plus!
C’est le stage rêvé pour faire un pas de plus dans le monde impalpable de nos êtres profonds.

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Les ponts entre les différentes approches et techniques (cheval miroir, hypnose, REAH, création collective, débriefs…) furent comme les pièces d’un même puzzle qui s’est formé sous mes yeux.

Trouver ces pièces, dans quel sens les placer, les tourner et retourner, ne fut pas aisé, mais au final tout s’est mis en place sans que je m’en rende compte, de manière naturelle, pour m’offrir ce beau cadeau d’un puzzle plein de reliefs et d’émotions.

Je suis curieuse de découvrir ce que ce puzzle va continuer à générer comme changement en moi et je reste attentive aux évolutions à venir.

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Marie,
Merci de ton authenticité, merci de savoir être toi dans les moindre recoins de ton être. C’est tellement inspirant de voir ça !
Merci de t’être donné de la peine sur la rédaction de ton site et de réguler et nourrir le groupe d’hypnose inclusive, sans quoi je ne serais jamais arrivée dans ce stage.
Merci de m’avoir accompagnée dans cette séance individuelle et de ne pas avoir accepté que je mette mon masque, de m’avoir poussé au bout de mon émotion sans quoi j’aurais pu continuer à faire semblant.
Merci de ta détermination et de ton affirmation qui cassent des briques, à tous les niveaux 🙂
Merci d’être bien avancée mais de ne pas être devenue adulte.
Merci aussi d’entretenir ce lien à la nature et de nous en faire jouir.
Merci de guider la traversée.
Bisous

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Nath,
Quelles belles rencontres!
Celle de cette magnifiques région, celle de ce lieu idyllique, celle des ces merveilleux chevaux, celle de zénith et de Josephine, celle de la médiation équine et bien évidemment la tienne sans laquelle aucune des rencontres précédentes n’aurait pu avoir lieu.
Merci de tout le soin apporté au vivant qui t’entoures et dont j’ai pu jouir durant ce stage.
Merci de ta présence bienveillante et rassurante et de ton authenticité en tant que thérapeute.
Merci de m’avoir accompagné sur ce début de chemin vers la souveraineté,
Merci pour ta perspicacité et ta pertinence dans ces séances,
Merci de ta patience dans tous les moments quotidiens du stage.
Enfin merci beaucoup d’avoir mis en chair mon stage de rêves avant même que j’en rêve.

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I’ll be back (comme il dirait l’autre)

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Marie, quel beau prénom ! Marie est ma protectrice depuis de longues années. Et tu joues si bien ce rôle… douce et juste, tu as le chic pour encourager mon âme à voyager sans que le mental n’ose intervenir. Tu sais le tenir à distance ! Me voici aujourd’hui convaincue que j’ai les capacités de le faire taire le temps d’un rêve constructif et constructeur. Rien que pour cela, MERCI. Et que dire de ta transmission chamanique… une révélation pour mon enfant intérieur qui se donne enfin le droit d’exister pleinement à 43 ans, une révélation pour mon âme, si malheureuse sans cette connexion. Maintenant je comprends mieux ?

Nathalie est le prénom de nombre des belles personnes qui m’ont accompagnées. Tu viens de rentrer dans leur groupe ! La série de synchronicités qui m’a amenée chez Toi, chez vous avec les animaux, est aujourd’hui d’une clarté impressionnante. De quoi finir de me convaincre de leur existence et de leur pertinence. Merci Nathalie pour les mises en relief de mon parcours, aussi révélatrices qu’apprenantes. J’ouvre aujourd’hui la porte au spectacle à la maison. Pas uniquement celui de la Nature, celui aussi des humains, ces drôles d’animaux à la conscience parfois inconsciente. Prendre conscience de soi, de ses pensées, des faits et de l’effet que cela nous fait est une leçon majeure de la Vie que je suis ravie de retrouver à votre contact. Merci de ta générosité, de ta douceur, de l’exemple de femme qui m’inspire. Je formule le souhait de devenir aussi sage, humble et déterminée que Toi dans l’avenir. 

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Cette traversée à la fois douce et puissante commence sous d’excellents augures, il me tarde maintenant de lâcher la bride sans peur et sans heurts. 

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Rien de mieux qu’une magnifique Nature, que des animaux et des âmes bienveillant(e)s pour se re-découvrir, et découvrir ses aspirations profondes. Les exercices dans la Nature et la présence des chevaux, le tout couronné de deux accompagnantes passionnées sont de véritables catalyseurs de Vie. Unité de lieu, unité de temps et unité d’âmes, les stages au centre Imala rapprochent de sa Nature authentique pour notre plus grand bon-heur. Merveilleux, saisissant et révélateur !

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Ce fut une belle traversée à tes cotés. 

Si je devais ajouter un mot à ton prénom je te nommerais « douce Marie ». Tout ce que tu es, et que tu m’as transmis a été si fort, percutant, profond mais si doux aussi, si respectueux des valeurs de chacun.es.

Je n’arrive pas à trouver les mots tellement c’est fort et quand j’écris ces phrases les émotions me submergent. J’ai une grande reconnaissance envers toi.

Aujourd’hui JE chemine vers moi-même chaque jour davantage, JE fais mes propres choix, JE me respecte en profondeur et cela je l’ai appris aussi à tes cotés.

Durant ces 4 jours intenses, tu nous a transmis, à travers plusieurs outils, beaucoup de savoir être envers/avec soie ; de savoir communiquer avec soie;

Je me sent équipée pour avancer sereinement dans ma vie.
Je dis whaou c’était merveilleux et c’était encore plus intense de le vivre que de le dire !
Merci Marie

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Mon intention en arrivant à ce stage était de trouver ma sécurité et ma protection.

Les exercices d’hypnose et REAH m’ont permis de plonger à la découverte de mon fonctionnement intérieur. Pas à pas, chaque exercice m’a fait plonger encore plus loin. 

Les chevaux ont appuyé cette traversée. Chaque étape est tombée au bon moment. 

J’ai été très impressionnée par Phoebus. Au début de l’exercice, il restait derrière moi et plus j’ai évolué et plus la situation s’est transformée: sans rien lui demander lors de cette assimilation de la force protectrice, il est passé de l’arrière à l’avant. Tout s’est puissamment ancré en moi et j’ai pu expérimenter dès le lendemain comment cela se manifeste concrètement, ce qui a changé.

Pour la première fois depuis des années, je me suis réveillée sans peur au ventre et c’est encore le cas aujourd’hui. 

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J’ai été comme coupé du temps grâce au lieu magique cocon entre la forêt, la rivière, la montagne, le professionnalisme et le cadre apporté par les formatrices. Cela m’a permis de parcourir en sécurité le chemin qui devait être fait, accompagné par les chevaux, dont la Présence et la Sensibilité ont été indispensables pour lâcher-prise. Sans oublier la cohésion de groupe. Cette première expérience m’a complètement conquise et adoptée!

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Une fois de plus (la deuxième), j’ai adoré ces 4 jours à vos côtés. Une belle aventure!

Certainement à bientôt…

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Cher Phoebus, chère Juliette, chère Lipzou et cher Bryum,

Que votre lumière est belle ! Que votre amour fait du bien !

Avant-hier, lors d’un voyage lointain, des êtres d’un autre règne et d’une autre nature m’ont dit: « la clé des réseaux se trouve dans la lumière”. Cette phrase prend tout son sens quand je pense à chaque instant passé dans votre lumière mais aussi dans vos ombre. La douceur de vos peaux la chaleur et la puissance de vos muscles, le bruit de vos respirations, la texture de vos ruminations, la couleur de vos vibrations sont autant de clés qui m’ont permises d’accéder à mon propre réseau.

Merci de mettre en lumière toutes les failles, mais aussi les forces, toutes les aspérités mais aussi les brillances, toutes les projections mais aussi les espoirs.

Vous allez me manquer… et j’espère pouvoir vous retrouver que ça soit ici, dans mes rêves éveillés, ou endormis. Ceux dans lesquels vous jouez déjà un rôle symbolique prépondérant et dans lequel vous m’avez déjà beaucoup éclairée. 

Cher Zén-It,

Merci de m’avoir accompagné dans cette  traversée. C’est tellement rassurant de te savoir pas loin comme si tu étais capable d’amener n’importe quelle film intérieur à se deliter sous ton doux regard, chaque projection douloureuse à s’effondrer sous un bisous et décupler chaque moment de légèreté et de joie pas ton sourire joueur. 

Merci d’être là !

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Par une après-midi chaude, assises au creux d’un arbre sous son ombre puissante, Marie me guide et je rencontre plusieurs versions de moi-même à des âges différents. Après avoir fait connaissance, nous partons ensemble dans une quête des plus mystique, rythmée par; les danses en rond et les chants, la lumière et l’ombre, par une carte au trésor, des destriers imaginaires, une coupe en or révélatrice, et finalement un trésor enfoui sous terre. Cette séance me mène au plus profond de ma mémoire ainsi que de mes archétypes premiers. Je deviens reine et souveraine, je deviens le chevalier et le dragon mais aussi l’épée et le feu. Je tranche avec ce qui ne me sert plus et je laissé le feu purifier de reste. Me voilà neuve nourrie et transformée par une séance de REAH menée de main de maître par Marie. 

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Au commencement, la rencontre avec  la médiation équine, avec Nathalie et ses chevaux, les portes d’un nouveau monde s’ouvre à moi. Serait-il donc possible de comprendre, d’interpréter et d’interagir avec les chevaux en constellations ? De les faire vivre une systémique ? De les questionner et d’avoir des réponses ? De recevoir des outils de leur part ?

Je commence seulement à entrevoir les possibilités de la médiation animale, que je suis projetée dans ma problématique à pleine vitesse. Toutes les émotions prennent place avec force, Nathalie et son accompagnement me permettent d’exprimer et de me défaire de colères anciennes et nouvelles afin de laisser de la place au changement. De prendre conscience de mes ressources et mes fragilités afin d’en faire des coopérateurices de mon développement.

Phebus, Bryum, Juliette et Lipzou sont doux.ces et font preuve de patience et d’intérêt, surtout lors d’émotions intenses. Nathalie est une médiatrice agile et pertinente qui sait trouver un juste milieu entre éthologie, symbolique et projections de la personne accompagnée, pour trouver, l’équilibre permettant le changement.

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Ces quatre jours, c’était vraiment une traversée, rétrospectivement. Un passage d’un état de sur-tension à un apaisement, avec les éléments qui participent à la fête. Aussi un côté de mise à l’épreuve avec de gros moments de doute, l’impression pas dans un état de vivre l’expérience qui se présente à moi. Et puis l’expérience que ces états émotionnels lourds peuvent être accueillis, acceptés, traversés, déposés, transformés (que l’énergie qu’ils contiennent peut être transformée en quelque chose de plus vital).

Le lieu comme acteur à part entière de l’histoire , avec ses habitants humains, animaux  et qui semblent vivre en si belle intelligence et équilibre, c’est très inspirant. Et la nature dans laquelle chacun peut trouver son espace de liberté.

Je pense que cette formule de stage en immersion sur quatre jours permet un travail en profondeur.

Je suis touchée par la rencontre avec vous, Marie et Nath, vos personnalités, vos mystères, vos sensibilités et vos postures d’accompagnantes, si différentes et aussi si complémentaires et complices.

J’ai beaucoup apprécié l’attention portée au respect de chacun. Et aussi votre manière de démystifier vos outils, de les traiter vraiment comme des outils dont chacun peut se saisir sans qu’ils perdent leur beauté.

J’ai été très étonnée de découvrir que l’hypnose pouvait être aussi simple d’accès… ce glissement dont je ne me suis rendu compte qu’après coup. Que l’état hypnotique n’était pas absolu, binaire, mais plutôt un océan dans lequel on peut se plonger à différentes profondeurs. Que quelque chose en moi pouvait toujours inventer des histoires. Que la magie n’est pas (forcément) de l’ésotérisme, mais peut être juste un choix d’investir quelque chose d’un pouvoir, une sorte de manière délibérée d’utiliser la projection dans un but qui nous sert. Qu’il peut suffire d’un espace de jeu pour pouvoir jouer à nouveau dans la relation à Marie… mais potentiellement dans la relation à d’autres, à un environnement, à un objet. Le réaliser est salutaire, car lorsque je suis sidérée dans une situation, je ne suis plus en relation, en contact avec ce qui est autour de moi.

Avec les chevaux, juste observer Nath est une leçon. Sa présence et relation avec ses chevaux ouvrent un espace. Incroyable, la danse avec Juliette! Et la séance avec Bryum qui a reflété si fidèlement ma difficulté à formuler une intention, mon ambivalence par rapport au fait d’agir sur/avec quelqu’un d’autre. Et les émotions associées, comme la colère, la frustration, l’indignation, la tristesse. Le contact avec le cheval clarifie et intensifie les choses. le cheval n’a pas d’attente ou de projection par rapport à moi, il ne ment pas, ne manipule pas. du coup, il me renvoie à ma propre responsabilité. Et il offre sa présence, sa chaleur, il invite à la reconnaissance et à l’expression des sentiments qui sont en moi. J’aimerais continuer pour aller plus loin.

Merci Nath, Marie et les chevaux.

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Le lieu est idéal entre forêt et rivière. Quiétude, compagnonnage animal, connexion à la nature, respect des individus et de leurs besoins.

La médiation par le cheval permet de transposer des problématiques du quotidien en interaction et en coopération, en sécurité et en confiance, avec ce grand animal si sensible et à l’écoute. 

Le rêve éveillé est une porte d’accès à un imaginaire foisonnant, à la liberté de choix, d’actes puissants, de sonorités, de rencontres fantasques avec un rhinocéros, une coccinelle, un champignon patte de crabe… Les représentations interagissent, disparaissent, s’unissent pour transformer la matière psychique.

Les rituels issus des séances, actes symboliques forts, m’ont permis d’ancrer et de donner vie aux transformations vécues en rêve. Je me suis retrouvé avec toutes mes parties en accord, alliées, unies dans un même but, dans un sens commun.

La construction collective m’a permis de voir mon degré d’investissement et de transformation tout au long du stage et de développer ma créativité.

Dans le rituel de clôture, j’ai aimé écouter Marie et Elisabeth chanter ensemble, puis se placer à mes côtés pour construire avec une autre couche une écoute augmentée.

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Quel bonheur d’avoir les quatre éléments en un seul lieu! Quelle joie de pouvoir ressentir sur sa peau, dans ses poumons et par tous les sens le goût du vivant!

Le cheval est vecteur d’émotions et permet le changement. Etonnant comme l’intention sera le mouvement de sa danse!

Puis l’hypnose vient proposer les éléments complémentaires, ou primaires, premiers? Jouer avec tous ces personnages qui s’expriment en nous dans des mondes imaginaires et chargés de sens, c’est en inventer les règles, c’est trouver les bonnes alliances, choisir son monde harmonieux. Qu’il est chouette d’accorder à un objet, une représentation, une émotion et une mission… A l’écoute il se présente comme une évidence et remplit son rôle. Ca part d’une élévation vers le ciel, une connexion aux éléments, puis une descente en profondeur, vers les ressources.

Magique. 

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Ce fut une traversée dans nos contrées sombres et lumineuses – paysages, voix, matières, animaux -, un vaste champ des possibles au sens du non verbal, de l’indicible, de l’invisible, de l’indivisible.

Avec les chevaux, je retrouve l’enfance, la magie, la puissance de l’animal. J’observe ma propre animalité, mon désir de faire corps avec le cheval. Je reconnais ce qui est et n’est pas grâce à sa simplicité. J’ai compris une autre façon de communiquer, en silence, en images, en gestes. La magie s’est opérée, surtout quand Phoebus et Juliette m’ont entouré de leur présence alors que j’annonçais « je suis une sorcière blanche » et quand Bryum a sauté de joie en me montrant la voie: la légitimité? on s’en fout!

Par l’hypnose, je m’enfonce justement là où ça fait peur, je m’amuse avec cette peur, accompagnée de main de maître joyeuse et je comprends que ce sont des images qui se délitent avec mon souffle. Les rêves éveillés, quel bonheur! Des voyages psychédéliques sans psychotropes, des espaces où se ressourcer, où comprendre nos puissances, nos délires heureux. Joie, joie, joie! La magie est partout, en nous! Une anecdote: pendant l’hypnose individuelle, j’ai vu une araignée (un noeud de fils noirs) et en rentrant dans ma chambre qui est dans la clède (à l’extérieur de la maison), une jolie araignée était en vue. J’ai aussi aimé les sessions collectives au bord de la rivière, notre juste position par rapport à l’environnement, la joliesse de Marie qui partage sous l’arbre et de Nath qui médite.

Dans la construction collective, j’ai aussi trouvé mon bonheur. J’ai remplacé une pierre noire (chargée de ma honte) déjà placée dans la création et je l’ai explosée puis j’ai jeté les morceaux dans la rivière et je l’ai remplacée par un oripeau blanc qui m’a fait rire. Notre totem est très beau. Cet espace était d’une grande importance dans la construction de notre cosmogonie. Tout peut bouger, être remplacé, disparaitre. Rien n’est figé.

C’est la vie.

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La rencontre avec les chevaux a d’abord été pour moi une rencontre avec ma peur, mais très vite aussi son apprivoisement grâce à l’immense douceur de ces chevaux qui vivent ici libres et sereins.
Puis au fur et à mesure des contacts, ils m’ont émerveillée par leur capacité à communiquer subtilement depuis leur immense sensibilité et à générer en moi des résonances émotionnelles très éclairantes.
J’ai beaucoup de gratitude pour la puissance de leur présence qu’il partage généreusement, et une certaine fascination pour ce que je ressens chez eux comme une profonde sagesse.

Le cadre du stage est magnifique et a grandement contribué à la force des moments que j’y ai vécu.
Il accompagne la traversée des expériences à la fois par le confort qu’on y trouve et la puissance des éléments naturels où l’on baigne littéralement.
Arrivée fatiguée, il m’a vraiment ressourcée et rechargée en énergie.

Grâce aux différentes propositions de rêves éveillés et de rituels j’ai pu consolider et enrichir mon outillage intérieurs de nettoyage et de ressourcement, expérimenter des voyages fantastiques et rencontrer de nouveaux compagnons de route (animaux guides…), visiter mes intentions et les préciser au fur et à mesure. Une décantation progressive, ludique et créative qui laisse apparaitre l’essentiel.

J’ai vraiment apprécié d’être dans un petit groupe et uniquement féminin, et de me sentir de ce fait détendue, comme délestée.
La tranquillité des interactions m’a permise d’être vraiment dans la connexion à la nature, aux chevaux et aux expériences proposées.

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J’ai été un peu effrayée au début par les outils techniques (trop d’infos pour moi). Mais je suis toujours surprise de ce qui émerge. Tous les êtres vivants de ce séjour m’ont permis d’aller contacter des espaces inconnus. J’ai accueilli le fait de ne pas m’imposer les consignes qui n’étaient juste qu’une trame. J’ai adoré le voyage intérieur en hypnose qui m’a permis de contacter mon monde animal, onirique bien caché. J’ai été réticente à la construction collective mais une idée a jailli très vite (ce qui me surprend toujours autant!) et je l’ai vécu du coup comme un espace de créativité libre. Merci!

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Comment dire, 3 jours hors du temps, 3 jours de bulle personnelle à ne penser qu’à soi et à ce qu’on veut. 7 autres participantes, 2 encadrantes, 4 chevaux, 1 chien et 1 dame chatte. Et malgré une séance collective avec 2 autres chevaux, 3 participantes et la chef d’orchestre. Ce cheval là que j’ai fait naître, qui a connu le pire des pentes cévenoles, 3 déménagements, vient me voir dès le début séance et ne me quittera plus. Bon ok je nous accorde une bulle de bien être qui durera toute la séance collective. Ce fut un merveilleux cadeau pour clore cette deuxième traversée au Centre Imala. Merci Nathalie Bletterie, si je pouvais vendre tous mes chevaux à des gens comme toi se serait superbe. Merci Marie Lisel pour tout le reste.

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Arrivée sans intention autre que de faire l’expérience de la rencontre avec les chevaux… l’inconnu !

Les intentions : ça m’a rassuré d’entendre qu’elles pouvaient évoluer, changer en cours de route… qu’on pouvait en avoir plusieurs…Et j’en ai eu plusieurs qui sont venues, puis j’en ai choisi une pour commencer. Le travail commence déjà pour faire cela : ça me confronte à choisir, identifier ce que j’ai envie d’explorer, creuser… Me connecter à ce qui est nécessaire pour moi, à ce qui me freine pour avancer. Et au fur et à mesure des propositions, laisser la fluidité, pour aborder une autre question. Donc super utile et intéressant… ça « brassait » pour moi pendant les temps de pause, pour sentir laquelle serait la prochaine, en m’appuyant sur ce qui s’était déjà passé et joué.

Evolution en parallèle des ressentis, des émotions : traversée, libération, réparation… Et le voyage continue avec de nouvelles questions, des proses de conscience, des moments de confusion puis ça s’éclaire, de la confiance s’installe, et coexiste avec des doutes, et puis l’exploration des poursuit avec des outils que j’ai pu utiliser.

Pour moi, les temps de pause, c’était essentiel, pour décanter, prendre du recul, intégrer, préparer la suite.

Les ressources pour moi ont été les outils de l’auto-hypnose, avec notamment la séance de rêve éveillé : un travail intense et profond, libérateur et réparateur, qui m’a permis d’aborder de façon nouvelle un aspect de mon histoire en lien avec une blessure, et de le traverser pour m’en libérer.

Et aussi l’accompagnement de Marie et Nathalie lors des séances individuelles ; pour clarifier d’abord, et proposer des pistes, soutenir, donner un feed-back.

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J’ai beaucoup d’intuition, je le vérifie la plupart du temps mais j’en doute.

L’exercice de la main intuitive fur pour moi un beau pied de nez et une belle leçon de confiance.

J’ai laissé ma main rechercher un objet pour la construction collective et soudain je trouve une pierre. C’est OK, je la ramasse. Ma main me guide pour la disposer sur un branchage que j’avais ramassé, et là étonnement, comment est-ce possible, ça ne va pas tenir sur une structure aussi frêle ? Le doute toujours et encore qui me tenaille…

Cette fois je fais le choix de faire confiance à mon intuition, je suis là pour cela. Et à mon étonnement, une fois disposée la pierre tient en équilibre !

Si je devais encore avoir un signe, il est là !

Confiance, confiance, confiance.

***

A chaque descente pour aller à la rivière, nous devions faire le chemin, ancrées pour sentir, observer nos déplacements, et marcher en conscience.

A plusieurs reprises, la lenteur était de mise pour prendre le chemin du ressentir et être présente.

Et puis après une séance en médiation pour aller de l’avant, me lancer, vivre des expériences, j’ai ressenti le besoin de descendre le sentier à une allure beaucoup plus rapide.

Je me sentais forte, puissante, et rein ne pouvait m’arrêter.

Toujours aussi consciente et plus confiante, j’ai dévalé le sentier d’un pas assuré, déterminé, continuant à observer l’environnement : les arbres, les bois morts, à écouter l’écoulement de l’eau dans la rivière.

Et là une prise de conscience a émergé pour moi : l’ancrage ne se fait pas forcément dans la lenteur et en ayant besoin de beaucoup de temps pour prendre des décisions, j’ai réalisé que pouvoir prendre des décisions plus rapidement me permettait d’en prendre d’autres à suivre, voire de changer d’avis, de réorienter ou d’ajuster.

De prises de décision difficiles, parfois douloureuses, je pouvais passer à beaucoup plus de souplesse, d’agilité, de réactivité et d’opportunité : rien n’est figé, tout est possibilité.

***

J’ai pu renouer avec ce contact fondamental qui me lie aux animaux et à la nature. J’ai pu oublier le temps et ne plus me sentir pressée d’être là la plupart du temps. J’ai pu redécouvrir des facettes de moi que j’aime. 

***

Je savais qu’en venant ici j’allais affronter une tempête. Je savais également que je le ferais dans un cadre protecteur et bienveillant. Je remercie particulièrement Zen-It d’avoir toujours été là pour me réconforter et me ramener sur le rivage quand mes émotions me noyaient. Tout n’est pas réglé mais grâce à vous je suis mieux outillée pour cette reconstruction.

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La médaille d’or est attribuée à Zen-It!

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Bourrin! Oui, surpris, je me trouve souvent comme un bourrin quand je me croise dans un miroir. Mais ça, c’était avant. Reflet, qui, en y réfléchissant, n’est pas moi. Reconnaissons notre animalité tranquille, intuitive et incarnée. Habitons en conscience ce corps qui nous supporte et nous transporte. Inspirons et aspirons à la vie!

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Dans l’exercice de suivre sa main, il a fallu que je m’asseye, j’avais un poids sur le plexus. Ca battait. La chaleur et le bourdonnement se sont concentrés dans mon index et mon annulaire gauche. Plusieurs fois, l’image de l’arbre est apparue. Je me suis levée. Je regardais où je mettais mes pieds mais je suivais mes deux doigts. Ca m’a amenée au pied d’un gros arbre. J’y ai trouvé un petit bout de bois tordu qui s’emboite parfaitement dans ma main fermée. 

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Hommage à toi, Phoebus, qui m’a demandé de faire de la place au masculin, intérieur et extérieur, afin de l’honorer car il a son rôle à jouer. Hommage à toi, Lipzouka, de m’avoir susurré d’adoucir le féminin en moi, afin que mes deux polarisés s’équilibrent. Merci à toi, Bryum, pour le message de ne jamais oublier l’enfant spontané.

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L’environnement est magnifique et idéal pour ce genre de stage. L’accueil et l’encadrement est hospitalier tout en étant cadré. Ce que j’ai découvert est essentiel à expérimenter, ne serait-ce qu’une fois dans sa vie. Croire à nouveau en mes rêves!

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C’est une traversée: on se sent un peu comme une embarcation sur la mer avec ses moments d’accalmie, de tempête qu’il nous faut affronter pour rejoindre une autre rive.

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Chers chevaux, merci pour tout ce que vous nous avez donné. Je m’étais perdue. Vous m’avez retrouvée. Je ne vous quitterai plus, vous resterez gravés dans mon coeur et dans mes pensées.

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Ce stage m’a apporté la paix. Me pardonner, me recentrer, me reconnecter. C’est une façon de faire le point sur soi-même, nos attentes, nos envies, nos peurs, nos blocages… les exercices permettent d’évoluer. Ca peut être calme comme houleux. L’efficacité des outils m’a bluffée, de voir l’évolution personnelle de chaque stagiaire. J’ai pu enfin poser mes armes, après 20 ans de lutte.

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J’ai apprécié la prise de conscience de l’alignement, à questionner régulièrement. Et aussi la force du groupe, le partage de vulnérabilités. Je suis surpris par la puissance constructive de l’inconscient individuel et collectif. C’est pour moi un voyage au coeur de soi, par l’intermédiaire de l’animal, une traversée en soi, avec soi et pour soi et aussi avec l’autre, les autres. Le concept est riche. Le binôme Nath-Marie est complémentaire. Le lieu est apaisant et ressourçant. 

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Des moments forts? Bryum m’a attrapé doucement le doigt, je sais pourquoi. J’ai essuyé les larmes de Lipzou pendant que je pleurais.

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La main intuitive et la pierre en lévitation.
J’ai beaucoup d’intuition, je le vérifie la plupart du temps mais j’en doute. L’exercice de la main intuitive fur pour moi un beau pied de nez et une belle leçon de confiance.

J’ai laissé ma main rechercher un objet pour la construction collective et soudain je trouve une pierre. C’est OK, je la ramasse. Ma main me guide pour la disposer sur un branchage que j’avais ramassé, et là étonnement, comment est-ce possible, ça ne va pas tenir sur une structure aussi frêle ? Le doute toujours et encore qui me tenaille…

Cette fois je fais le choix de faire confiance à mon intuition, je suis là pour cela. Et à mon étonnement, une fois disposée la pierre tient en équilibre ! Si je devais encore avoir un signe, il est là ! Confiance, confiance, confiance.

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Ancrage, confiance et décision.
A chaque descente pour aller à la rivière, nous devions faire le chemin, ancrées pour sentir, observer nos déplacements, et marcher en conscience.
A plusieurs reprises, la lenteur était de mise pour prendre le chemin du ressentir et être présente.
Et puis après une séance en médiation pour aller de l’avant, me lancer, vivre des expériences, j’ai ressenti le besoin de descendre le sentier à une allure beaucoup plus rapide.
Je me sentais forte, puissante, et rein ne pouvait m’arrêter.
Toujours aussi consciente et plus confiante, j’ai dévalé le sentier d’un pas assuré, déterminé, continuant à observer l’environnement : les arbres, les bois morts, à écouter l’écoulement de l’eau dans la rivière.
Et là une prise de conscience a émergé pour moi : l’ancrage ne se fait pas forcément dans la lenteur et en ayant besoin de beaucoup de temps pour prendre des décisions, j’ai réalisé que pouvoir prendre des décisions plus rapidement me permettait d’en prendre d’autres à suivre, voire de changer d’avis, de réorienter ou d’ajuster.
De prises de décision difficiles, parfois douloureuses, je pouvais passer à beaucoup plus de souplesse, d’agilité, de réactivité et d’opportunité : rien n’est figé, tout est possibilité.

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Ce stage m’a apporté un premier contact avec les chevaux. Une relation facilitée à l’animal dans un cadre d’une beauté rare, le privilège de me conforter dans l’idée que ma liberté, ma puissance et mes limites peuvent se conjuguer à l’envi. 

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J’ai vu mon reflet dans un animal proie, un animal qui ne marche qu’à la confiance dans l’ici et maintenant, un miroir grossissant de 300 à 600 kg

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La surprise vient du fait que la rencontre avec l’animal demande de sortir de soi pour rencontrer ses fondamentaux dans l’échange avec les différentes personnalités des chevaux.

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Ce stage m’a permis de trouver en moi la force nécessaire pour dépasser mes peurs, en général et des chevaux. Ce fut une immense surprise car je ne pensais pas que cela était possible. Le centre Imala permet de faire des expériences à son propre rythme et sans danger. C’est un cocon de bonheur. J’ai réalisé que par moi seule, grâce à tous les outils que j’ai intégrés, je peux aller mieux, je suis capable de me faire du bien, sans recours à des médicaments ou compulsions. Merci à Marie et à Nathalie pour leurs compétences, leur ouverture, disponibilité, patience, écoute et pour la mise en place du cadre, pour la confiance qu’elles permettent d’acquérir rapidement lors de ce merveilleux travail de libération que j’ai effectué progressivement lors de ces trois jours. Je suis très fière d’avoir pu faire tout ce travail de libération de mes peurs. Merci en particulier à Lipzou pour la grande relation intime que nous avons partagée et qui m’a beaucoup touchée. Merci aussi à Bryum qui m’a donné beaucoup d’amour et a reçu ma tendresse. Que ce travail avec les chevaux puisse se prolonger avec les humains.

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L’atelier avec les chevaux c’était vraiment bien, des réponses! J’ai aimé la liberté dans chaque atelier. Belle initiative, à refaire avec beaucoup de plaisir et d’amour…

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Le plaisir d’être ensembles autour d’une même envie. Se rapprocher encore de soi. Trouver des réponses, en consolider certaines.

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J’ai passé trois très bonnes journées, apaisantes, avec des personnes différentes et intéressantes. Au fil des ateliers, mes questions se sont affinées, précisées. Bien sûr, j’ai les réponses, elles sont en moi, mais en fin de journée, les différents éléments ont trouvé leur place juste. Je souhaire recommencer! Un grand merci

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La multiplication des différents ateliers m’a permis d’avoir des réponses aux questions que je m’étais posées dans un atelier précédent. Le « turn over » des personnes et la déambulation des uns et des autres dans l’espace m’a donné l’impression que le lieu se chargeait de l’énergie que chacun y a déposé, tout en diffusant des ondes positives les uns envers les autres (animaux, arbres et pierres compris)

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J’ai vécu cette traversée très tranquillement. L’articulation temps partagé de travail, temps partagé de vie commune, temps libre m’a plu. Et aussi l’articulation entre temps de travail individuels et temps de travail collectifs. Je ramène avec moi l’image de l’alignement des chevaux Phoebus et Bryum, l’alignement dans l’arbre, une souplesse dans le dos comme entrée en transe… 

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J’ai aimé le lieu, les arbres,  les participants et accueillants, les chevaux. Un petit moment difficile pour moi quand je ne me décidais pas à aller vers les chevaux, qui s’est transformé en pépite quand Bryum est venu vers moi alors que je ne m’y attendais pas. J’ai parfois ressenti trop de « structure » et j’aurais aimé laisser plus de place au chant et à l’improvisation. Vive les ailes des chevaux pour s’ancrer dans la terre!

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Traversée avec des hauts et des bas mais de manière générale: merveilleuse. Tout est parfait: le cadre, la liberté de dormir en différentes « formules », et de prendre différents menus, le programme avec assez de temps pour tout intégrer… J’ai surtout aimé le contact avec les chevaux, et la séance individuelle avec Lipzou (un moment de partage intense…) qui était pour moi le summum du stage et vraiment ce que je recherchais. Mais j’ai aussi aimé les moments dans la nature, à côté de la rivière. La connexion à la nature m’a fait beaucoup de bien et l’outil de construction collective a permis de matérialiser mon chemin.

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Une traversé sereine, avec une progression dans le cheminement, articulée sur trois jours. Belle découverte du travail avec les chevaux, du lieu, de Nathalie, Marie, Pierre, les autres participants, Zen-it, Joséphine… Je remmène une pépite avec moi, un morceau d’améthyste. Continuez comme cela!

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J’ai vécu cette traversée avec de la douceur, du soutien, de l’accompagnement, et comme quelque chose qui m’a ouverte à l’environnement. J’ai eu un petit peu de mal au début à m’accorder dans le groupe et dans le lieu, mais finalement j’ai aimé l’harmonie de tout, tout est à sa place. C’est le début de l’histoire qui continue, youpi!

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Construction collective à partir d’objets transitionnels

Un rêve éveillé et la libération d’une colère ancestrale : « mon choix ne compte pas »

Ca y est, c’est fini. Après un tour d’expression sur nos préférences, puis un tirage au sort, les jeux sont faits. Tout le monde semble satisfait de son tirage sauf moi. Ce qui vient d’arriver me sidère, me laisse interloquée.
Je sens monter l’émotion, les larmes arrivent et je décide de ne rien retenir. Je suis en pleine vulnérabilité, je donne à voir ce que je ressens car je sais que je suis là au travail et que ce qui a lieu est précieux. Je commence à exprimer à haute voix ce qui se passe en moi. J’ai conscience à ce moment là que je peux partir m’isoler pour pleurer sans retenue et ruminer ce qui est douloureux pour moi, que je peux aussi m’installer dans une position de victime et faire culpabiliser les autres qui ont eu elles ce qu’elles voulaient. Je commence d’ailleurs à sentir monter une colère à leur égard. Je sens qu’au vu de l’intensité de ce que je vis la réponse est ailleurs, en moi et qu’en creusant avec toutes, je peux aller toucher quelque chose de profond, bien enfoui. C’est l’occasion ou jamais !
Je continue de partager ce qui vient et j’observe aussi les attitudes des unes et des autres face à ce que j’exprime et ce qui ce joue aussi pour chacune d’entre elles. J’ai la rage car je m’aperçois une fois de plus que mon intuition ne m’a pas trompée : j’ai senti la bascule entre un positionnement au premier tour pouvant laisser penser à une ouverture à la négociation et une autre posture après le tirage au sort davantage dans la fermeture privilégiant un principe plutôt qu’une satisfaction de tous par la possibilité d’échanges. Une blessure d’injustice n’est pas loin. Quelle est la pattern ?
Je suis touchée par la considération pour ce que je vis et les contributions de deux d’entre elles qui m’aident à cheminer et je touche enfin ce qui me dérange au fond. Au delà d’un choix qui n’est pas pris en compte au sein d’un collectif car les autres membres sont satisfaits de leur sort, c’est la non négociation qui me heurte.

Je me prépare à aller à ma séance d’hypnose avec Marie et je n’arrive pas à me contenir. Après la tristesse, une colère implosive m’a de nouveau envahie. Elle s’est même transformée en rage. Je sens au fond de moi comme une force, une puissance qui ne sont pourtant pas constructives. J’aime à penser, à dire que je pourrais « défoncer quelqu’un » tellement une violence inouïe m’habite. Personne ne ferait le poids si je devais me battre, en venir aux mains maintenant. J’ai déjà contacté cette rage et notamment lors de situations d’agression dans un contexte professionnel. A deux reprises, un homme a fait preuve de violence à mon égard, l’un balançant une chaise dans ma direction et me menaçant personnellement, le deuxième me vociférant au visage allant jusqu’à me postillonner dessus. J’étais restée impassible dans chacune de ces situations, pourtant en opposition et contenant une rage intérieure.
Il est l’heure, je quitte ma chambre encore les larmes aux yeux et je marche d’un pas déterminé.
En descendant le sentier qui mène à la rivière, j’aperçois tout d’un coup au loin, un cheval immobile qui s’apprête à remonter. Je reste stupéfaite car je réalise l’état émotionnel dans lequel je suis et le danger que cela peut représenter s’il s’agit de Phoebus, le mâle puissant à qui j’ai déjà eu affaire lors d’une séance individuelle. Tendue lors de ma séance, il m’avait renvoyé en miroir ma propre tension. Que va-t-il se passer s’il me croise dans cet état ? Comment va-t-il réagir ? Une peur fulgurante m’envahit alors que le cheval commence à remonter. Et là soudain, ma tension descend d’un coup, par réflexe de survie peut-être. J’essaye de distinguer de qui il s’agit. C’est une jument, ouf, Lipsou ou Juliette. Je commence à me calmer. Je distingue à son ventre qu’il s’agit de Lipsou et elle vient à ma rencontre lentement, se laissant caresser. Je me prends un shoot de douceur qui me calme instantanément.
Pourquoi mobiliser autant d’énergie négative ? Cette rencontre m’apaise autant qu’elle me touche et me fait immédiatement relativiser les histoires que je me raconte sans pour autant les faire disparaître. Elles sont là bien présentes mais autrement. Je remercie Lipsou et après quelques pas, c’est Zenit le chien médiateur qui vient me chercher. Je suis touchée encore une fois par son enthousiasme, sa joie et son contact m’apaise également. Quelle chance de les avoir croisés tous les deux, quels contacts merveilleux, quelle leçon instantanée : une communication authentique et bienveillante, rassurante et tellement nourrissante…
Je rejoins Marie assise contre un arbre dans un espace aménagé de coussins pour la séance. Nous sommes en contre-bas près de la rivière, dans un cocon plutôt discret, peu visible aux alentours.

Je m’installe sur un coussin dos à l’arbre et je commence à raconter à Marie ce que je viens de vivre et l’état émotionnel dans lequel je suis en arrivant. Je lui explique la situation qui a généré tout ça. J’ai mis le doigt sur une pattern, je le sais au vu de l’intensité de mes états émotionnels et de ce qui s’est joué deux heures avant au sein du groupe.
Je me sens très en colère, j’éprouve une très grande frustration ainsi qu’une déception et une grande tristesse. Je n’ai pas pu évacuer l’énergie et la puissance qui ont été mobilisées depuis quelques heures.
Pour une fois, je me suis positionnée et j’ai affirmé une préférence, un choix qui au bout du compte n’a pas été pris en compte au sein du collectif, chaque membre du groupe ayant été satisfait de son tirage au sort. Au delà d’une toute puissance, ou d’une impuissance qui pourrait se manifester quand je n’ai pas ce que je veux et que je suis frustrée, je sens bien qu’il y a quelque chose derrière qui remonte à très loin, dans l’enfance.
Marie me demande de fermer les yeux et de me décrire la vision qui me vient. J’ai approximativement 5 ans et je défie mon père les bras le long du corps, les poings fermés. Ma colère est implosive car je ne peux pas m’opposer davantage et je me protège face à de l’autorité. Je dirais aujourd’hui face à de l’autoritarisme. Comment pardonner à cette petite de 5 ans qui ne peut rien faire ?
Un souvenir d’enfance me revient d’une rébellion avortée à l’âge de 5 ans face à mon père qui ne prend pas en compte mes besoins, mes choix et m’invite à partir si cela ne me convient pas. Je suis face à un père qui ne me protège pas, ne me rassure pas, ne prend pas la mesure de ce qui se joue et impose une autorité malsaine. Insécurisée et en demande d’amour, ma rébellion est bien tuée dans l’œuf. Marie me guide ensuite dans un rêvé éveillé où la petite rencontre l’adulte que je suis devenue. Comment pardonner l’enfant de 5 ans qui a fait ce qu’elle a pu ? Que puis-je lui dire, que puis-je faire aujourd’hui ? Marie m’invite à agir en tant qu’adulte face à la petite. Je sens le besoin de prendre l’enfant dans mes bras, de lui apporter toute la douceur et la tendresse possible. Le rêve continue : elles courent, rient dans une prairie puis jouent ensuite ensemble au bord d’une rivière. Une bataille d’eau, des ramassages de branchages se succèdent jusqu’à un tri entre ce qu’elles ne veulent plus et ce qu’elles souhaitent garder. Un feu permettra de brûler tout ce dont elles veulent se débarrasser.
Puis vont défiler des visions de tous les âges clés : 14 ans (période d’obéissance, d’anesthésie et de conformisme), 17 ans (période d’isolement et de refuge dans les rêves et les fantasmes), 21 ans (période de négation de mes désirs et de manque d’authenticité)… Je réalise à quel point je me suis abandonnée, reniée face aux regard des autres mais surtout jugée. Marie m’invite à dialoguer, à négocier avec chacune de ces parties de moi. Je visualise et je ressens dans chaque scène une immense tendresse pour toutes ces parties hypersensibles et le besoin de me pardonner. Tous ces « dividus » comme Marie les appellent se retrouvent dans une ronde, dans une danse de la joie célébrant une réconciliation et une réunification. Ces dividus deviennent UN DIVIDU.
Ce collectif de dividus est plein d’amour, les rires fusent, il fait preuve de solidarité, d’entraide et je vois maintenant clairement ce que je transposais adulte dans mes valeurs et mes attentes au sein d’un groupe. Ma douceur, mon hypersensibilité sont comme un trésor caché au fond d’une rivière sous un rocher. Ce sont des pierres précieuses. Marie m’invite encore à conserver ce précieux trésor symbolique et à me laisser guider vers un chemin. Ce trésor prendra finalement la forme d’un tatouage pour ancrer cette réunification dans la matière. C’est la petite qui trouvera peut-être le motif, le symbole du tatouage en s’exerçant à dessiner.
Je ressens un profond apaisement, un soulagement, je suis pleine de joie car je sais que je me suis débarrassée d’une colère ancestrale et que je me suis pardonnée et réconciliée avec toutes mes parts.
Je me sens vivante et puissante.
La séance se termine par une prescription de tâche : m’écrire une lettre. Elle s’intitulera authenticité.

Témoignage de Léa (septembre 2017, stage sur 2 journées)

A la fin de l’été 2017, je me suis rendue à Azinières situé sur un flanc de colline du causse Méjean, en Lozère : « deux jours pour se connecter à soi, au cheval, au monde ». Durant ce weekend end , les accompagnants, humains, chevaux chiens, chat, arbres, rivière, montagnes m’ont permis d’ouvrir doucement un espace intime et sensitif afin d’engager un lent travail d’exploration, de mise en circulation, de déplacement des représentations de soi, de l’autre, des relations.

A mon arrivée je suis accueillie par Zen-it, un chien blanc avec deux billes noires à la place des yeux, c’est un chien qui sourit.

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Le sourire fait chien

La maison de Nathalie et de Pierre regarde les trois chevaux, et vice versa. Les arbres sont hauts, les montagnes nous entourent, tout ça nous regarde autant que nous les regardons. L’air est frais et calme. Ça a déjà commencé en quelque sorte, parce que dans ce paysage, à proximité des animaux, un autre espace intérieur s’ouvre que celui de la rationalité analytique. Je sens, je vois, je touche.

Le chien blanc Zen-it, la chatte Joséphine, les chevaux Phoebus, Bryum et Lipzou. La maison est très chaleureuse. Une grande baie vitrée fait le pont entre le dedans et le dehors, entre le chat couché sur le canapé, ronronnant et les chevaux.

Nous nous présentons les uns les autres. C’est drôle parce que Marie , l’hypnotiseuse, a des yeux de chat. Elle observe et travaille déjà.

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Bryum, Lipzou et Marie

Nathalie, elle, a une douceur dans les yeux et un calme apparent, très apaisant.

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Phoebus et Nathalie

Toutes les deux, chacune avec leur pratique respective nous proposent de nous accompagner durant le weekend end. Mais je sens que nous allons aussi être co-auteur de ce moment, et ça me plaît. J’ai de la place, je ne me sens pas infantilisée, excessivement administrée, ce weekend end ne sera pas une activité occupationnelle dirigées. Ouf.

Dans cette présentation, je sens déjà que tout à la même valeur, ou plutôt que rien n’a plus de valeur que le reste. Animaux, arbres, montagnes, humains, rivière. Pas d’anthropomorphisme donc, mais un jeu de miroirs perpétuel entre toutes ces choses vivantes.

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Bryum s’est installé dans la sellerie

D’ailleurs quand j’y pense, c’est comme ça que je décrirais le stage que nous ont proposé Marie et Nathalie. Une sorte de voyage de deux jours dans un palais des glaces pour mettre à distance, refléter, révéler des parties de mon intériorité, parfois noueuse.

Nous allons tous ensemble vers la rivière en contre bas. Il faut descendre par un chemin un peu escarpé. C’est le chemin que prennent les chevaux pour boire. Il y a un arc en ciel.

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L’arc-en-ciel de bienvenue, le vendredi soir

Là, des grands arbres. C’est un terrain submersible, inexploitable. Ça tombe bien, la notion d’exploitation, on le sent bien ici, est banni. Tous les rapports sont des rapports de collaboration, d’interaction. Entre les gens, entre les pratiques, les savoir-faire, les animaux, les végétaux et leur différent régime d’intelligence comme l’organique, l’intuition, l’analyse, le sensible, ou encore l’imagination…

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Entre pluie et soleil près de la rivière, où les chevaux vivent dans un espace vaste

Je me sens dans une sorte de réseau de choses dans lequel je peux voyager assez librement, me nourrir de ce que l’on me donne, sans obligations. Nous sommes un petit groupe fait de singularités, nous allons interagir sans être soumis à une croyance particulière.

D’ailleurs quand Marie nous parle de l’hypnose, elle semble dire « voilà, ce sont des outils, il y en a d’autres, mon savoir-faire c’est celui-là, je le partage avec vous, faites en ce que vous voulez » . En d’autres termes, il ne s’agit pas de vrai ou de faux. Il y a un pragmatisme et une distance qui me met à l’aise tout de suite. J’ai de la place pour ce que je suis.

Nous poursuivons notre voyage. Je dis poursuivre parce que ça a commencé dès que j’ai posé le pied hors de la voiture. Nous ouvrons encore cet espace intérieur, celui de la rêverie, de l’intuition et du sensible. Nous sommes invités à choisir un arbre et entrer en contact avec lui. Tout ça fait partie de l’atterrissage. J’ai les yeux et les oreilles grands ouverts, la peau qui sent, les pensées qui se calment. Je suis progressivement et de plus en plus là.

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La rivière, où l’on se baigne en été

Marie nous propose une séance « de rêve éveillé », un voyage hypnotique de groupe. Pour moi c’est une intensification de ce qu’il se passe déjà. L’objectif de cette séance, se mettre au contact de notre intention par l’intermédiaire de la rêverie hypnotique. En d’autres termes, pourquoi ai-je décidé d’être là, quelle question je veux me poser à moi-même, sur quoi je veux travailler. Parce qu’il ne faut pas l’oublier, ce voyage n’est pas pour moi une balade d’exploration hasardeuse, une dérive sans but, il y des choses qui m’empêchent, que je veux mettre au travail.

Je ne sais pas si les autres sont dans la même démarche. Je sais que T. est plus dans la découverte et s’autorise la rencontre. Elle semble moins volontaire que moi. Question de nature. Tout est possible en tous cas. Nous sommes chacun là où nous sommes et rien n’est forcé.

Nous sommes installés à différents endroits, proche de la rivière, sous les arbres.

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Phoebus descend à la rivière, où nous rêvons

La voix de Marie me guide, ouvre cet espace de représentations et d’images qui me peuple. C’est un équilibre entre le laisser faire et l’attention au surgissement de ces images crées par moi. Un exercice de dissociation qui me permet d’être lecteur d’une partie de moi-même, à distance, pour voir ce que je me raconte à moi-même de moi-même. L’hypnose nous permet de reléguer au second plan notre rationalité analytique, sans toutefois la faire disparaître.

Dans la continuité de cette première séance, nous remontons le chemin en adoptant le comportement-cheval, en nous mettant pour quelques minutes dans la peau du cheval. Nathalie nous a préalablement parlé des différences de perceptions entre un prédateur et une proie . Nous passons donc de l’un a l’autre. De l’homme, au cheval. C’est déjà un travail de décadrage, de changement de point de vue nécessaire à n’importe quelle remise en question. Nous nous exerçons au fait de nous décentrer, et nous nous donnons la possibilité par-là de nous déplacer, de changer quelque chose. Sans parler de révolution totale ( je ne le souhaite pas ) nous nous entraînons au « pas de côté ». C’est comme si on pétrissait la pâte de notre cerveau pour lui donner plus de plasticité, plus d’amplitude, plus d’air.

Toutes ces étapes nous préparent à notre première rencontre avec les chevaux: Nathalie nous invite à une séance de « cheval miroir ». Ils sont trois. Chacun leur caractère. Des singularités encore.

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Bryum et Nathalie au travail

Chacun à notre tour nous devons aller à la rencontre de Phoebus , chargés de notre intention. A proximité de la bête, l’effet miroir est immédiat. J’observe ce que le cheval me renvoie ce que moi je lui envoie. Je ne décrirais pas ici ma rencontre avec Phoebus, je dirais seulement que ce qui a été touché a ce moment à fait mouche. Ca n’était pas forcement ce à quoi je voulais donner une place pendant ce weekend end et pourtant j’ai décidé d’accueillir ce travail. Ce fut profond, très intense. Ce que me renvoyait Phoebus était un point douloureux et fragile que nous avons décidé ensemble de regarder. L’accompagnement de Marie et Nathalie a été très structurant. Leur solidité permettait la confiance et le laisser-faire.

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Phoebus interagit dans le rond, espace de travail où sont assis.e.s les stagiaires.

Après le déjeuner, nous nous sommes réunis pour un premier retour sur la matinée qui fut riche en émotions. Les besoins de chacun sont entendus et pris en compte. Le planning change, s’adapte aux besoins. Nous poursuivons ce travail de mise à distance des représentations qui nous habitent et que nous projetons sur notre environnement humain et non humain. Nous nous efforçons de regarder ces reflets qui nous sont renvoyés parfois avec force pour apercevoir les mécanismes dans lesquels nous pouvons être enfermés.

La journée se termine par un feu de cheminée, et une écoute de la pièce radiophonique bOa, un rêve éveillé de Marie, mis en musique et en voix. C’est encore du partage. Les formatrices ne sont pas à distance malgré leur statut très clair. Les interactions sont continues. Nous nous couchons tôt. Sommeil de plomb.

Le lendemain, nous alternons travail individuel avec les chevaux et séance individuelle d’hypnose. Cela me permet de continuer à creuser ce qui m’a été donné à voir la veille.

Pendant une pause, Pierre me parle de cette maison qu’ils ont voulue ouverte. Nathalie n’aime pas les portes fermés. Et ça se sent. Je m’y sens bien.

Nous terminons le weekend end tranquillement par un thé, débriefing . Nous nous disons au revoir.

Ce weekend end m’a permis de faire apparaitre des représentations qui incarnaient certaines de mes pensées ou de mes émotions et de pouvoir les bouger un peu, de les mettre en mouvement quand je les trouvais trop figées. Ce « pas de côté » c’est que qu’on peut appeler une tentative de changement. Il ne s’agit pas d’un désir de révolution mais d’un léger décalage dans la manière de percevoir le monde, une possibilité de se connecter à lui autrement. Je me suis donné le temps de rendre plus plastique la façon dont je perçois le monde, moi-même et les autres.

Quand l’analyse et la rationalité touche une limite, il m’a été possible dans cet espace temps d’emprunter d’autres chemins, d’aborder certaines problématique autrement en engageant mon imaginaire et mon corps. De jouer avec d’autres outils.

Il m’a été permis de le faire dans un cadre bienveillant et inspirant qui donnait encore une fois toute sa place à la singularité de chacun.

Léa Drouet

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Séance de groupe

« Nous regardons les animaux et les animaux nous regardent. Nous faisons signe à un chat, par la voix, par le geste, le chat nous regarde et cligne des yeux. Il n’a pas la capacité d’exprimer des paroles selon le modèle humain, mais à sa manière il nous répond, par un clin d’œil. Que se passe-t-il dans ce clin d’œil ? Une communication s’établit, un échange a lieu. Nous regardons l’animal qui nous regarde. Que voyons-nous alors ? Le clin d’œil énigmatique nous pousse à regarder en nous-mêmes, comme dans un miroir » Le devenir Animal Gilles deleuze

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Rire en miroir, Bryum, Zenith et Marie

Témoignage sur les séances qui se complètent (cheval-miroir + hypnose)

Problématiques identifiées : insomnie avec réveil en sueur, 4ème enfant ou non, achat compulsif de matériel.

Discussion avec Nathalie et Marie sur ces problématiques avant les 2 séances.

***

Séance avec Nathalie

Accueil de Lipzou à la porte du paddock mais pendant que nous installons le matériel c’est Bryum qui nous rejoint dans le rond de longe.

Nathalie me demande si par rapport à ce que nous avons évoqué avant il y avait quelque chose de précis que je souhaite travailler. Ma réponse est négative. Le temps de l’échange Bryum est reparti, cela me déstabilise un peu.

Nous allons voir les 3 chevaux. Autant Phoebus j’ai eu un : « Non, je ne peux rien t’apporter cette fois ci », autant pour les deux autres il m’est difficile de choisir.

Nathalie a été marquée par cette parole lors de notre échange général : « Les femmes enceintes sont autorisées à ne rien faire ». Elle me dit également qu’elle ressent de ma part un grand besoin de douceur. Du coup séance pansage, grattouille pour commencer mais ma raison est toujours présente et active, j’ai du mal à couper.

Elle me demande alors de me connecter, de m’enraciner et de laisser venir la question. Une question émerge mais très vaste. Nathalie me demande de la formuler à voix haute mais cela m’échappe c’est trop intangible. Je me reconnecte, cela se précise : « A t on besoin de l’Amour des autres pour exister ? » Ce qui est assez marrant c’est que Bryum s’était installé à la porte, le temps que je ferme les yeux et lui pose cette question, il m’a répondu certes mais j’ai aussi entendu une autre voix et en ouvrant les yeux les deux autres chevaux nous avaient rejoints à la porte.

Pour Nathalie se sera plutôt une séance introspective qu’active. Elle me tend mon casque, installe un marche pied. Je dois monter à cru cela m’inquiète. Bryum a senti ma crispation car au moment de passer ma jambe de l’autre côté, il avance. Et là je bloque incapable de me hisser correctement, il n’y a pourtant pas grand-chose à faire mais ma raison et mes réflexes sont absents jusqu’à ce que je me secoue les puces.

Nous restons un moment immobile, j’ai l’impression d’être un mât sur un bateau, mon corps tangue. J’essaye de caler ma respiration sur celle de ma monture mais ses inspirations sont trop courtes. A un autre moment trop profonde. Je me concentre sur la mienne seule.

Nous nous mettons en route guidée par Nathalie, je ne suis pas à l’aise du tout, Bryum n’ose pas avancer et bloque à chaque passage devant la porte.

Nous tournons dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, Nathalie me demande de retourner dans mon passé d’évoquer tous les souvenirs désagréables et de les jeter par terre. Une image d’Harry Potter me traverse l’esprit quand ils sont dans la salle des prophéties.

Chose à laquelle je ne m’attendais pas, ce sont des souvenirs de mon enfance et ou adolescence qui me reviennent. Je les ai également évoqué à voix haute.

Une fois fini, nous tournons dans l’autre sens et je dois me projeter sur ce que je voudrais d’agréable dans ma vie : un chaton tout doux sur mes genoux à caresser, plus de cartons dans ma maison, du temps pour des activités avec mes enfants.

Voilà une séance surprenante.

Par contre j’étais dans l’incapacité de faire un deuxième round avec Marie, la séance avait remuer trop de vieilles choses.

***

Séance avec Marie

Le lendemain matin pendant que Nathalie est avec ceux qui souhaitent découvrir le cheval miroir. Nous nous installons à l’étage. Je prends place confortablement dans un des canapés accueillant de la demeure.

Marie me demande de lui raconter la séance de la veille. Je lui raconte et lui fait part de ma surprise d’avoir vu revenir ces vieux souvenirs de mon enfance. Ce sera la porte d’entrée du monde onirique.

Marie me demande de visualiser ces souvenirs et d’essayer d’estomper leurs couleurs, les délaver. J’en suis incapables car sinon je les perds et ils concernent tous mon papa décédé. Mes larmes coulent. Marie me dit de prendre dans ces souvenirs ce que je souhaite garder avec ma main et les mettre dans mon cœur : son regard, sa confiance en moi, ma liberté d’action. Une fois fait effectivement les souvenirs s’estompent.

Je dois maintenant laisser venir un guide : ce sera un petit écureuil avec une queue touffue d’un marron plus foncé que son corps. Je le suis dans la brume. Un cage apparaît. Je ne sais pas si c’est moi qui suis dedans ou si je suis à l’extérieur. Ce sont des barreaux fins rigides en petit carré de 2cm*2cm. Une fois décrite à Marie elle disparaît.

J’arrive dans une prairie vallonnée avec l’herbe qui bouge par vague sous l’effet du vent. C’est calme juste ce mouvement de vague. On dirait la prairie où Bambi et sa maman paissaient dans le dessin animé. Il y a une forêt de chaque côté. Marie me dit d’aller vers ce qui m’attire mais je tourne sur moi-même, je ne sais pas, je choisis le haut de la colline.

J’arrive dans une brume qui m’arrive juste sous les genoux. Ce n’est pas agressif ou angoissant juste confortable. Je m’accroupis, Marie me demande quelque chose à ce moment là mais je ne me souviens plus. Je me rappelle des paroles dans ce paysage : « Relâche et ai confiance » Marie me dit de les matérialiser. Ce sera une sphère mouvante avec de l’eau bleue turquoise qui coule à l’intérieur en circuit fermé, c’est fascinant. Puis elle me demande comment je pourrais améliorer encore la situation : « En dormant », j’éclate de rire en songeant à mes insomnies. Elle m’indique de faire un mouvement qui me permettrait de me rappeler de ce bien être pour une la prochaine fois où j’en aurais besoin. Mon guide suivant sera un éléphant dessiné mais je n’en verrais que les fesses avec cet énorme cercle, ses petites pattes rectangulaires et sa queue qui bouge à chaque pas avec ses quelques poils au bout.

J’arrive dans le noir cela m’oppresse, je sens une contraction au niveau de mon sternum. Marie me demande de quoi j’aurais besoin pour améliorer la situation. Je lui réponds une petite lumière, en fait c’est la flamme d’une bougie. Ma respiration se calme. Le noir devient un tableau mouvant d’art abstrait avec deux taches de couleurs une violette et une bleue qui bougent comme ces lampes à bulle dans les années 70.

C’est une femme qui apparaît ensuite, grande, belle, majestueuse, une peau laiteuse, des cheveux blond roux attachés en un énorme chignon sauvage. Elle s’appelle Justice. Elle me dit : « Fait la paix et Pardonne ». Marie me demande quel visage apparaît ensuite et de le laisser s’exprimer. C’est celui de mon compagnon. Il me dit qu’il est désolé de nous avoir mis en danger, qu’il ne savait pas que cela pouvait aller jusqu là, qu’il ne pensai pas faire mal, qu’il sera plus prudent et que cela ne recommencera pas. Marie me demande de faire défiler les souvenirs liés à ces événements et de les trier avec ma main gauche : ce que j’oublie et pardonne de suite, ceux qui auront besoin de plus de temps. Un résiste, je ne peux pas le classer. Je finis par l’encadrer, je le retourne, je ne vois que le dos du cadre et je le place sur mes livres dans les étagères de ma bibliothèque où je l’oublierais.

Le paysage suivant est de nouveau une prairie mais joyeuse cette fois ci : il y a des fleurs et des papillons. Une crinière blonde caresse mon visage, je suis entrain de galoper. Marie me demande si un endroit m’attire. L’orée du bois. Un bonhomme de papier dessiné par un enfant m’y attend. Il est tout blanc découpé grossièrement autour du trait au gros feutre noir : « Je suis un futur potentiel en devenir. Ce n’est pas grave si je ne viens pas maintenant. Occupes toi bien de ceux que tu as déjà » Et il s’éloigne en me saluant de la main, mes larmes coulent et j’ai du mal à répéter les paroles. Marie me dit qu’il y a des milliers de futurs potentiels en devenir et que chaque choix est un renoncement pour d’autres choses, je ne me rappelle plus du reste de ses paroles.

Je suis de nouveau au centre de la joyeuse prairie, le coeur en berne, je m’y allonge et profite de la caresse du soleil, chaude, douce, réconfortante. Marie me conseille d’en profiter et de me lever quand je me sentirais prête.

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Bryum

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