°°°CREER SA VIE°°° régler un problème, soulager un symptôme, récupérer de l'énergie, lâcher du lest, s'émanciper d'une addiction, transformer le réseau d'influences, activer des ressources, choisir, se libérer, s'épanouir, ressentir, grandir, stimuler, se centrer, changer vers un mieux-vivre '''''CREER SON OEUVRE''''' ouvrir, inspirer, souffler, se laisser embarquer, improviser, écrire, dessiner, composer, danser, jouer, monter, construire, capter, oser, réaliser, proposer, partager, faire oeuvre ***CREER SON MONDE*** parcourir, explorer, plonger, planer, découvrir, étendre ses connaissances sensorielles, tester, examiner, prospecter, étudier par les sens, arpenter, jouer, expérimenter, modeler, moduler, inventer, augmenter, expanser…

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Décider de sortir de l’enlisement

Depuis que je reçois en séance, plusieurs personnes m’ont partagé une technique de survie particulière: quand elles se sentent à bout de force et pensent à la solution d’en finir, elles négocient avec la part qui les poussent à passer à l’acte pour définir un délai au bout duquel la question de mettre fin à ses jours est reposée. Si c’est toujours oui, alors ce sera le bon moment. Les arguments sont : pour préparer mes proches, pour ranger mes affaires, pour me préparer spirituellement, pour trouver un moyen sûr et pas douloureux, pour voir si les choses peuvent s’arranger…

Et ça soulage. Oui l’idée d’arrêter les souffrances est entendue et la possibilité de le faire retenue. Non ce n’est pas pour de suite. La pression baisse.

Dans l’élan de ce pacte avec ses sois, la thérapie démarre ou redémarre.

Je suis tellement émerveillée par la créativité des personnes pluri-traumatisées pour rester en vie! Cette technique de report – et la détermination de travailler en rêve et en hypnose qui la suit – révèlent plus un désir de s’en sortir en rusant avec la partie qui exige la fin des souffrances que d’une véritable menace.

Premièrement, le système a traversé des années (parfois des décennies) d’épreuves lourdes. Il a développé des ressources pour garder le cap et l’équilibre (précaire mais quand même, en vie!) et continuer à avancer. Il peut se targuer d’une certaine robustesse. Il traverse! Gratitude et célébration de tout ce qui a réussi à poursuivre la route! Et ce serait vraiment dommage de se débarrasser de toutes ces compétences. L’objectif est plutôt de les réhabiliter à d’autres fonctions, plus adaptées au contexte actuel et à l’ensemble du système.

Deuxièmement, les solutions trouvées par le système quand il était enfant (ou adulte en état de choc) sont des solutions de survie. Et elles étaient adaptées puisqu’elles ont réussi. Un peu comme déchirer son manteau pour s’emballer les pieds et traverser la montagne. Un cas concret? La dissociation ou décorporation (aller se balader au plafond en attendant que ça passe), en cas d’une agression sexuelle à laquelle il est impossible de se soustraire, est une technique qui peut protéger d’une partie des dégâts. En revanche, après la traversée, garder les lambeaux aux pied au lieu de panser les plaies et de choisir des chaussures confortables (ou se dissocier/décorporiser/déréaliser sans cesse), c’est dommage. Si le danger est passé (sinon, c’est une autre histoire), nous travaillons à apaiser les peurs qui n’ont plus lieu de tenir la barre et ensuite à transformer les réactions de défense qui ne sont plus adaptées, pour se ressentir plus fonctionnel·le et moins emporté·e par des « plus fort que moi » des scénarios répétitifs.

Troisièmement, à force de s’adapter et de se défendre, c’est compliqué d’imaginer qui l’on pourrait être sans tout ça. C’est un peu comme une enveloppe identitaire. Une solution souvent envisagée est de s’hyperadapter encore plus (rentrer dans le rang, arrêter de sortir du lot, être enfin comme tout le monde). Or, ce serait un autre type d’enfermement. En accompagnement, nous explorons le paysage intérieur, découvrons les parties psychiques, travaillons à la conciliation intérieure, éclairons des process pour s’auto-définir avec plus de justesse et vivre avec plus de confort.

Quatrièmement, en habituant le système à percevoir et à recevoir ce qui fait du bien, une autre atmosphère intérieure se crée, plus confiante, plus joyeuse, plus sécurisée, plus apaisée.

C’est un long chemin. Mais qu’est-ce que ça fait du bien de sortir de l’enlisement et de recharger la lumière!

Sourire

hypnose. rêve éveillé. accompagnement relationnel. sortir des scénarios répétitifs. trouver de la sécurité intérieure. suicide. Marie Lisel.