°°°CREER SA VIE°°° régler un problème, soulager un symptôme, récupérer de l'énergie, lâcher du lest, s'émanciper d'une addiction, transformer le réseau d'influences, activer des ressources, choisir, se libérer, s'épanouir, ressentir, grandir, stimuler, se centrer, changer vers un mieux-vivre '''''CREER SON OEUVRE''''' ouvrir, inspirer, souffler, se laisser embarquer, improviser, écrire, dessiner, composer, danser, jouer, monter, construire, capter, oser, réaliser, proposer, partager, faire oeuvre ***CREER SON MONDE*** parcourir, explorer, plonger, planer, découvrir, étendre ses connaissances sensorielles, tester, examiner, prospecter, étudier par les sens, arpenter, jouer, expérimenter, modeler, moduler, inventer, augmenter, expanser…

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La thérapie relationnelle

Cela fait pas mal de temps que j’ai quitté la posture de l’hypno éricksonien·ne qui interroge l’accompagné·e pour tenter de cerner ce qu’il y a à travailler (détermination d’objectif) et comment le faire (protocoles), puis induit la transe (induction), fait des suggestions directes et indirectes à l’accompagné·e en état modifié de conscience (travail en transe), selon ce qu’iel a compris de la problématique, puis réveille, avec amnésie ou non. Ca fonctionne très bien pour des symptômes qui ne sont pas enracinés profondément. Juste, j’ai fait le choix de ne plus faire ça, à part en création artistique expérientielle (ça c’est un autre programme!).

S’il m’arrive encore de faire de l’hypnose éricksonienne, c’est en tant qu’outil parmi bien d’autres (avec une attention particulière sur le consentement et la non intrusion hypnotique), au service de la thérapie relationnelle.

En résumé, en séance, nous travaillons à éclairer le paysage psychique, à y voyager confortablement (écolage par le trip du REVAH ou de la ROXIVA, yeah!) et surtout à appréhender et transformer la façon de relationner avec ses sois, avec les autres, avec la société, avec le monde.

Personnellement, comment je me relie à mes dividu·es (ego-states, parties)? Quelles sont mes relations avec l’autorité que j’ai introjectée, c’est à dire mise à l’intérieur de moi à partir d’une figure de parent ou de professeur marquant·e? Est-ce que je connais ce qui me pousse à manger-fumer-me mettre en colère contre mon gré? Nous allons à la rencontre des représentations psychiques liées à ces phénomènes pour leur permettre de s’apprivoiser, de communiquer, de s’adapter au contexte et de former une unité plus confortable.

Socialement, comment « ce qui dit Je » se relie à l’autre? Quels sont mes scénarios en relation amoureuse, ou face à un coup de pression, ou face au groupe… Quels schémas relationnels se jouent et qui j’embrigade dans quel rôle? Quelles sont mes projections habituelles? Et aussi, quels scénarios relationnels les autres projettent sur moi et comment ça m’active?

Les façons d’interagir avec mes dividu·es et avec les autres ont beaucoup de points communs. Ma façon de voir le monde, que je croyais universelle (« c’est comme ça que ça marche, en vérité »), est en fait une vaste projection (« c’est comme ça que j’imagine que ça marche, dans mon film intérieur ») de mon scénario et des rôles attribués à moi-même, à mes proches, à mon cadre professionnel.

Et pour corser le tout, je switche sans m’en rendre compte entre le bon (je suis la gentille, j’ai tout fait pour l’autre) et le mauvais rôle (je suis nulle, je fais tout de travers). Selon, je configure l’autre pour jouer le rôle complémentaire. Certain·es ne demandent que ça puisque cela répond à leur propre schéma interne et d’autres refuseront le jeu. Le tri se fait de lui-même.

Au final, je pourrai progressivement me responsabiliser de ma relation avec mes dividu·es, avec les autres, avec le monde, en communiquant de façon constructive et en endossant les conséquences de mes choix, plutôt que d’être agi·e par mes scénarios répétitifs intérieurs (notamment par des régressions spontanées, quand l’enfant prend le volant du vaisseau… spoiler pour un prochain article ^°^).

Il ne s’agit pas, bien sûr, de dire que je suis responsable de tout ce qui m’arrive (par exemple: les agresseur·euses sont responsables de leurs actes, pas les victimes!). Plutôt de construire, pas à pas, une clairvoyance de mon fonctionnement qui – la plupart du temps et si j’ai suffisamment de privilèges (avoir une bonne santé ou ne pas vivre dans un pays en guerre par exemple) – m’évite de me retrouver dans une situation que je ne désire pas ou qui me permets d’en sortir en trouvant les moyens et en assumant les conséquences de mes choix.

=>> Sortir de la boucle et arrêter de subir la répétition. Prendre de vraies décisions. Assumer ses choix. Et rééquilibrer les contextes (où je vis, comment, avec qui…), couche après couche, pour VIVRE en connaissance de cause, librement, selon qui je suis dans mes essentiels, c’est le topo général de mon accompagnement.

Les outils? Le rêve éveillé hypnotique REVAH, l’hypnose, la Roxiva, le champ transitionnel, des grilles de lectures et théories sur les émotions, la communication, … et des techniques venant de différentes thérapies qui interrogent nos schémas sur le mode relationnel.

Faire ce chemin seul·e c’est inimaginable (peut-être un jour quelqu’un·e me dira le contraire). Moi-même, ça fait 30 ans que je suis en thérapie. Et je ne compte pas arrêter d’ici mon trépas. Non seulement c’est libérateur couche après couche (des couches, il y en a plein, plus on les sécurise et plus c’est cool d’aller profond), mais c’est aussi affûtant pour mon outil de travail principal (moi, mes dividu·es et mes couches les plus sécurisées possible) et très éclairant pour les formations que je suis et les livres que je lis.

Mieux relationner avec ses sois, les autres, le monde… c’est un rêve qui peut s’ancrer dans la réalité, par le travail, en accompagnement.

J’aime mon job!

thérapie relationnelle. REVAH. Roxiva. hypnose. D.E.R. Dynamiques émotionnelles et relationnelles. Théories de l’attachement. Marie Lisel. Paris.