L'hypnose pour créer sa vie, son oeuvre, son monde

°°°CREER SA VIE°°° régler un problème, soulager un symptôme, récupérer de l'énergie, lâcher du lest, s'émanciper d'une addiction, transformer le réseau d'influences, activer des ressources, choisir, se libérer, s'épanouir, ressentir, grandir, stimuler, se centrer, changer vers un mieux-vivre '''''CREER SON OEUVRE''''' ouvrir, inspirer, souffler, se laisser embarquer, improviser, écrire, dessiner, composer, danser, jouer, monter, construire, capter, oser, réaliser, proposer, partager, faire oeuvre ***CREER SON MONDE*** parcourir, explorer, plonger, planer, découvrir, étendre ses connaissances sensorielles, tester, examiner, prospecter, étudier par les sens, arpenter, jouer, expérimenter, modeler, moduler, inventer, augmenter, expanser…

Naturons-nous: ateliers d’exploration tout public en visio

Accompagner un rêve d’un groupe de voyageuses et voyageurs à domicile, qui planent chacun.e dans leur canapé ou leur lit… c’est un programme qui me plait.

Pour résumer:

Après une intro explicative sur la technique (rêve éveillé et hypnose éricksonienne) et sur le sujet du jour (thématique « nature », éléments biologiques et éthologiques, pour nourrir ton rêve), tu t’installes confortablement, le visage bien visible à l’écran, et tu te laisses guider par ma voix pour explorer ton paysage intérieur en liberté et sécurité (je veille aux deux!).

L’atelier te permet d’entrer dans ton espace onirique de façon confortable, d’y découvrir tes représentations, d’y explorer tes processus, mais aussi et surtout d’y vivre des sensations et impressions étonnantes à travers les plantes et les animaux. Envole-toi en mésange, glisse dans la terre en ver, jaillit vers le soleil en végétal, transforme-toi comme le papillon, glisse de corps en corps de serpent… (le thème est différent à chaque atelier et est annoncé avant).

Puis, lorsque tout le monde est revenu.e à notre ici et maintenant, nous partageons quelques sensations, visions, compréhensions profondes avant de nous souhaiter de jolis rêves – nocturnes cette fois.

Ces ateliers d’exploration sont partagés:

  • en contexte tout public
  • avec un prix libre à partir de 10 euros, sur paypal
  • organisés dès 6 demandes ou proposé une semaine à l’avance
  • à distance, par Jitsi
  • en suivant des thématiques animales, végétales: « Fais comme l’oiseau », « L’hermaphrodisme des limaces de mer », « Nymphéose du papillon de jour », « Mon cocon-nid à moi », « des racines aux sommets », « La mue du crabe », « symbiose avec un champignon »…
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Cocon de papillon de nuit sur ma porte de yourte, Lozère, aout 2019.

D’où vient cette idée bizarre de rêver ensemble par écran?

Lors du confinement – en mars, avril et début mai 2020 – , j’ai partagé des ateliers en visioconférence pour un cercle proche.

La transmission à un groupe à distance, par écran, est nouvelle pour moi… je suis ravie de constater que cela fonctionne bien pour la plupart des participant.e.s. Et pour celleux qui ont du mal la première fois à « rentrer dedans », cela se libère la plupart du temps avec un peu d’entrainement, en douceur, progressivement.

J’ai donc pris la décision de partager ces ateliers d’exploration plus largement, d’une part dans les ateliers Naturons-nous et d’autre part dans les ateliers onirO-Queer.

LEQUEL REJOINDRE?

Naturons-nous est ouvert à chacun.e.

onirO-Quer est réservé au cercle LGBTQIA+, pour proposer un espace inclusif safe, où il n’est pas nécessaire d’expliquer les questions d’humour oppressif, le fait de mégenrer, la NB, les TERF… et autres trucs de (non-)déconstruction.

Bienvenue ici ou là!

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Ateliers d’exploration par la nature

Qu’est-ce que c’est?

Le rêve éveillé dirigé augmenté par l’hypnose, REAH, est une méthode que j’ai développée à partir de différentes bases (rêve éveillé dirigé, hypnose, néochamanisme, rituel…) et que j’enseigne aux accompagnant.e.s (hypnos, sophros et autres thérapeutes).

Vous trouverez des témoignages de rêves en groupe autour de la nature en bas de cette page et des témoignages en REAH individuel sur cette page-ci.

Quand? Où? Comment?

Durée 1h45 environ (2h max), sur Jitsi (Open Source), organisé dès qu’il y a 6 demandes

Voir plus bas pour les inscriptions.

Prix libre en pleine conscience à partir de 10 euros par Paypal

Quelle somme attribues-tu à cet atelier, compte tenu de ta propre situation financière et compte tenu que l’accompagnement par l’hypnose et le rêve est le métier qui me permet de payer mon loyer, ma bouffe et mes chaussettes à rayures?

De 10 euros à 100 euros (si tu soutiens généreusement ce projet), … choisis ta nuance, en pleine conscience: soit juste avec toi et juste avec moi.

Texte de témoignage

D’autre part, je continue de demander aux participant.e.s un texte de 60 à 600 mots sur l’expérience (pendant et après l’atelier), avec ou sans illustration (photo ou dessin).

Ton écrit  peut être court mais c’est important de le rédiger et de me l’envoyer par email à lisellesil@gmail.com

Il sera utilisé ici, de façon anonyme, sauf si tu préfères le signer (dans ce cas note-le clairement en dessous). Idem pour le dessin.

Exploration douce

Ces ateliers sont tranquilles, car uniquement exploratoires, selon l’axe « L’hypnose et le rêve éveillé pour créer son monde »

Il s’agit de s’éveiller, d’ouvrir ses horizons et perspectives, d’augmenter ses connexions profondes, de se rencontrer à l’intérieur de soi, d’expérimenter des états inédits et agréables, d’explorer des possibles auparavant impensables, de se permettre une mise en mouvement confortable.

Je n’aime pas le mot « récréatif », lié à la facilité de la société capitaliste, avec son pain et ses jeux divertissants. C’est l’inverse de ce que je cherche à partager. Non pas une « distraction » ou un amusement enfermant pour se « vider la tête », mais bien un focus sur ses couches profondes et une ouverture inouïe, qui change la représentation du monde et ajoute à notre clairvoyance.

Je précise encore qu’il ne s’agit pas d’un travail thérapeutique à proprement parler (même si mieux se connaitre et élargir sa zone de confort aide ^o^). Nous ne cherchons pas une solution à un problème, nous ne côtoyons pas les zones d’ombres.

Contrat

Le contrat entre nous est d’ailleurs de rester dans l’espace temps du plaisir, dans les balises du suffisamment confortable, d’aller vers l’éveil, la joie, la lumière.

Pense aussi à garder à vue ma voix drapeau.

Et à te signaler par un message écrit si tu décides de partir avant le cercle d’au revoir (je veux savoir comment tu vas avant dispersion du groupe).

Ces précautions prises… voilà … et hop, en vol!

Concrètement?

Et après? De nombreux témoignages de voyages sont ici (plus bas). Sens-toi libre de les parcourir.

Des questions? Envoie-moi un email à lisellesil@gmail.com

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L’apparence fantasmagorique de ce mammifère pondant des œufs, à la mâchoire cornée ressemblant au bec d’un canard, à queue évoquant un castor, qui lui sert à la fois de gouvernail dans l’eau et de réserve de graisse, et à pattes de loutre a fortement surpris les premiers explorateurs qui l’ont découvert. En outre, c’est l’un des rares mammifères venimeux: le mâle porte sur les pattes postérieures un aiguillon qui peut libérer du venin capable de paralyser une jambe humaine ou même de tuer un chien.

Aspect pratique

Déroulé (1h30-1h45)

  • Attention, je démarre PILE à l’heure! Branchez vous 5 minutes avant
  • 30 min: quelques thématiques à propos des rêves éveillés et des hypnoses (qui varient d’une fois à l’autre) / les outils à utiliser / les consignes de vol / le contrat
  • 45 min: la description du contexte naturel, l’induction, le rêve minéral, végétal ou animal
  • 15-30 min: partage d’expérience, réflexions, questions

Fréquence

A la demande (organisé à partir de 6 personnes). Ecrivez-moi pour être sur la liste.

Localisation virtuelle

Jitsi (car c’est open source).

Inscription par mail à lisellesil@gmail.com

J’organise un atelier à partir de 6 demandes (écrivez-moi). L’annonce est ensuite diffusée sur FB et ici.

Pour me dire que vous êtes intéressé.e: un mail à lisellesil@gmail.com

Pour s’inscrire lorsque l’atelier est organisé, un mail, avec les mentions:

1: Je suis au courant qu’il s’agit d’hypnose et de rêve éveillé. Je suis responsables de mon voyage hypnotique. L’accompagnante est dégagée de toute responsabilité concernant ma réception de l’atelier.

2: Je suis au courant que l’enregistrement audio et/ou video de l’atelier n’est pas autorisé et je m’engage à ne pas enregistrer et à n’accepter aucun enregistrement frauduleux.

3: Je suis au courant que cet atelier est rémunéré par un payement en prix libre conscient à partir de 12 euros et je m’engage à régler avant l’atelier. Je suis aussi au courant que ma participation engage un texte témoignage de 60 à 600 mots à envoyer à lisellesil@gmail.com dans les 6 jours après l’atelier.

4: Je suis au courant qu’il s’agit d’un espace qui se réserve le droit de préserver sa tranquillité en priant celleux qui n’en respectent pas les règles (par des propos exclusifs ou violents) de sortir de l’atelier et ce sans remboursement.

 =>> Copiez-collez + date et lieu + signature (nom, prénom et pseudo utilisé durant l’atelier)

Payement

Par Paypal

Qui je suis?

Vous pouvez lire ma présentation et plein d’autres trucs sur mon site: ateliers, stages, conférences, création artistique…

Marie 2
Accompagnement des MagieS intérieures en nature (stage avec les chevaux, Lozère)

Pourquoi ces thématiques de nature?

Je suis passionnée de nature depuis longtemps (cf. ma bio). Je donne par ailleurs des séances en nature (Bois de Vincennes ou campagne, selon…), des stages avec les chevaux (en Lozère), des stages de magie intérieure en nature (Cévennes et ailleurs, invitez-moi)…

Je suis carrément sensible à l’écoféminisme queer.

Je travaille sur la magie intérieure – en connexion avec le vivant.

Le confinement et ses ajustements mènent à l’urgence de la réinvention du monde, en incluant les êtres les plus malmenés, exploités, dénigrés: les animaux et les plantes. J’espère, par ces connexions, que nos scores sur l’échelle d’identité écologique (Elisabeth Nisbet) en seront favorisés 😉

Le rêve dans la nature permet à celleux qui sont privé.e.s de la liberté de gambader pour ressentir l’écosystème par le rêve, ce qui amène à davantage de sérénité.

Mais surtout, la transformation, la sexualité, les systèmes de repos et d’élan, les synergies entre systèmes… des plantes et des animaux font éclore de magnifiques expériences qui permettent d’explorer des possibles infinis, loin des cases prédéterminées… laissons-nous surprendre en toute sérenpidité!

Témoignages d’ateliers de groupe en visio

L’oiseau

Je souffle dans ma bulle.
Le souffle devient sifflement et puis chant.
Mes doigts frétillent, mon corps de moineau s’ébroue.
Nous décollons, sensation de glisse. Je vois des nuées de corbeaux, d’hirondelles.
Je suis élancée en courbe, dans un grand mouvement collectif.
Je m’imagine en vol, aligné avec les oies sauvages.
Je me laisse aller, planer dans les paysages, à la renverse.
Je vois à l’envers, des lacs, des montagnes, je tournoie.
Nous descendons.
Nous descendons vers notre destination.
Je m’approche, plonge dans la texture du paysage.
À partir du moment ou je cesse de créer des images d’endroit où j’imagine voler, mon vol continue à travers une nébuleuse abstraite, de couleurs et de lumières.
Je me pose la question de la destination, où cela va t il ?
Vers quel monde, quelle dimension intérieur m’emmène l’oiseau ?
Les matières que je traverse ce condensent et deviennent comme un voile, une membrane, résistante, contre laquelle l’énergie de l’oiseau pousse avec force, jusqu’à la percer et passer au travers, libérant toute une nuée, comme une éruption, piaillante.
Dans un profond ciel rouge des milliers d’oiseaux tournoient dans toute les directions, intensément, infiniment.
Je me demande quelle énergie convoquer pour terminer ce rêve, inviter le yin pour contenir ce yang.
Je vois une chouette perchée sur une branche, centrée, connectée à la terre, maîtresse de la forêt et de la nuit.
Elle contient, à l’intérieur d’elle la nuée et le ciel rouge.
Elle les laisse bouger à l’intérieur et demeure tranquille, paisible sur sa branche.

***

L’oiseau

Une très belle séance de rêve éveillé en groupe, sur le thème de l’oiseau.

Tout d’abord, Marie nous donne moult détails sur le corps de l’oiseau. Tous ces détails me servent à entrer dans la transe et je me retrouve dans le corps d’un oiseau.

Pour commencer, je me sens comme un condor survolant les Andes. quel bonheur et quelle sensation de fraîcheur et de liberté.

Ensuite par magie, je me retrouve dans les plumes d’un geai sautillant de branche en branche dans une forêt à la recherche de nourriture pour ses petits.

Et sans prévenir, me voici survolant un lac comme un canard.

Pour finir ce rêve, je me retrouve à planer dans les Alpes comme un aigle. Je me sens si puissant, si léger jouant avec l’air, les courants et le vent. J’observe de très haut, la vallée, les prairies et les rivières. Mon regard est puissant, ma vision englobant tout mais restant attentif à chaque détail.

Un beau voyage hors de l’espace temps !

***

L’oiseau

Je me souviens assez bien des sensations qui précèdent l’envol, du lissage des plumes. Mes omoplates prennent de la présence, en tant que base des ailes. Tous ces préparatifs sont très concrets.

A partir de l’envol, je n’ai aucun souvenir, comme si j’avais dormi. Après avoir dormi je ne me souviens pas de mes rêves, mais je le sais avant de m’endormir, j’ai l’impression de perdre conscience quand je m’endort. Ici, j’ai la sensation désagréable d’avoir vécu des choses dont il ne me reste pas de trace consciente. Quelle est la différence entre quelque chose que j’ai vécu consciemment et ne me souvient pas, quelque chose que j’ai vécu en tant inconscient, et quelque chose que je n’ai pas vécu ?

Un sentiment de malaise et une frustration m’accompagnera plusieurs jours, associé à une difficulté concrétiser les choses que je souhaite faire.

***

La limace de mer

Je sens la mollesse, la souplesse, la fluidité du corps mollusque qui glisse dans l’eau. Je me tortille et me roule, ma langue caresse mon palais. Je baille énormément, les mouvement s’enroulent autour de mon tube digestif. La bouche est un nouveau centre.

Je prend conscience de mes organes sexuels qui apparaissent à travers les ondulations des nageoires. Je frôle des algues d’autres limaces s’approchent. Ma tactilité s’éveille, je goutte à ces caresses délicates. Nous continuons à voyager dans l’eau. Nos corps, nos sexes se mélangent. Ma conscience est enivrée, tout en ondulations colorées, en clic qui se frottent et en lèvres qui glissent. Combien sommes nous maintenant ? Ou bien me suis je perdu dans la démultiplication de mon propre corps, de mes sensations, du délice.

Je considère mon corps limace. J’écarte les bras, c’est une tentacule qui se découpe du reste. Des appendices me poussent et se divisent, au creux desquels se révèlent autant de nouveaux sexes, comme des nids de corail colorés et délicats, creux et turgescences, poilues comme des aisselles. Je profite de mon corps, chaque frottement de doigt est délicieusement érogène.

Puis je le laisse se reposer, revenir à sa simplicité. Juste un corps limace, une boule molle au repos.

Bientôt ce sont des tentacules de l’extérieur qui viennent me visiter, elles vibrent et me chatouillent. Elles sont de plus en plus, me titillent, s’enroulent autour de moi, et me tractent peu à peu vers ce grand mollusque rose et violet, pleine de ventouses de clics et de langues, qui m’embrasse pleinement, follement, à pleine bouche, et puis me fait entrer dedans, m’avale, m’absorbe.

L’intérieur de son corps est lumineux, chaud et velouté, comme un vagin ou un rectum. Je profite de cette sensation et me laisse aller dans mon corps, me laisse tendrement digérer.

***

La limace de mer

J’ai lâché le pouls et j’ai plutôt gardé le nombril et la langue. C’était bon j’ai eu l’impression de mouiller de l’interieur de la bouche… et j’ai ondulé avec beaucoup de plaisir me sentant limace multicolore et lumineuse. Beaucoup de bleu de rayon du soleil à travers la surface de l’eau de couleur fluorescente sur une sorte de corps muqueuse géant

On verra comment ça agit dans les jours qui viennent… à suivre le voyage était très beau et les images de limaces de mer que je viens d’aller voir sont absolument magnifique…

***

La limace de mer

Merci pour la séance d’hier et la découverte des limaces de mer (que je ne connaissais pas du tout, je les trouve fascinantes!).

Ce qui s’est passé hier est l’inverse de ce qui s’est passé sur les autres séances. J’ai toujours besoin de sortir de mon corps et de prendre la forme de flux souple (donc parfait avec la limace!) Pour me laisser aller et explorer des sensations qui sortent un peu de l’ordinaire.

En revanche j’étais beaucoup moins réceptives aux idées sensuelles/sexuelles sous cette forme. Je pense que j’aurais été plus à l’aise en restant dans mon corps. En effet, chaque allusion avait plutôt tendance à me faire sortir de mon rêve (qui était très bon enfant).

D’une manière générale j’ai du mal avec le sexe chez les animaux, j’imagine que ce « blocage » s’est répercuté dans mon rêve. En tous cas j’ai trouvé une parade pour ne pas en sortir systématiquement, je me mettais dans mon anémone et je la refermais le temps que les énumérations évocatrices soient finies.

En tous cas c’était encore une fois une bonne expérience et c’était intéressant d’observer ces différences. Encore merci

***

La limace de mer

La limace des mers, vulve dansante, mouvante, pleine de bosses, d’ondulations et de creux sensuels.

Portées par les vagues ou glissant le long de la surface d’une pierre ou d’une autre limace, se toucher les tentacules, se titiller la petite boule aux extrémités du corps, enserrer sa crête !

A un moment hors-jeu, délaissé, un peu perdu ? Que faire ?

J’ai plongé entre deux. Une balançoire juteuse et chaleureuse … Un click, un trou.

***

La limace de mer

Mon corps est coloré et tout doux, il ondule en suivant le rythme des vagues. Les autres limaces tournoient autour de moi et me frôlent. Le contact bref lance une petite stimulation électrique. Les limaces se sont transposées en des corps humides d’hommes aux sexes dressés très durs. certains me heurtent et me mettent de coups dans le dos ou les cuisses. Tout en bougeant, certaines bites arrivent à me pénétrer alors que la mienne est aussi entrain de pénétrer un autre orifice.

Ce voyage aura été pour moi très sexuel et excitant tout en se laissant porter par le mouvement de chacun de ces corps.

***

Nymphéose (chenille-chrysalide-papillon)

J’ai plongé très loin dans un cocon intérieur, l’impression de descendre palier par palier à l’intérieur de moi, dans une transe profonde.

J’ai vu des kaléidoscopes de couleurs à 360° quand tu as suggéré de voir par les yeux de la chenille, puis d’autres images en plan fixe ou flottant. Je me rappelle l’image très nette de mes ailes, planes et translucides, avec des nervures orangées, à mi-chemin entre l’animal et le végétal.

A la fin, la suggestion était de se poser sur le nez de son « corps physique ». Il y a alors eu une bascule vertigineuse dans mon corps, comme si ma caméra intérieure avait brutalement « switché » de perspective (du papillon que j’étais à mon visage), comme un looping d’avion. Je me suis vue de haut et de très près, en restant comme à deux endroits à la fois, dans deux corps différents.

Je me suis peut-être endormie à un ou plusieurs moments, le déroulement est à la fois séquencé (larve, chenille, chrysalide, papillon, envol, retour) et flou, avec des images et séquences qui se détachent. Je n’avais pas envie de revenir à la réalité…

Quand je me suis levée bien plus tard, j’ai croisé une mite dans la cuisine. Je n’ai pas eu le courage de m’en débarrasser, je lui ai souri en pensant au très long chemin de transformation qui l’a menée jusqu’à moi.

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Nymphéose

Beaucoup de mal à me concentrer sur cette séance.

Je suis malgré tout parvenu à ressentir des sensations au stade de la chenille. Mon corps détendu sur le lit, mes bras disparaissent, je ne sens plus que mon tronc de façon très diffuse et légère. A chaque respiration, l’air emplit toute cette partie en rentrant et sortant au travers de pores. Tout mon torse est poreux et perméable. Un dedans/dehors très flou.

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Nymphéose

Mon corps se tortille, c’est comme une douce vague organique. Dans mon esprit je vois les chenilles bouger et grouiller. Je sens leur respiration à trou tout le long de mon corps. Je les vois se balancer pendues aux fils de soie. Je respire et me balance dans l’air.

Je saute peut-être, et me voilà calé au creux d’une feuille. Mon corps se recroqueville, le cocon se referme. Je me sens contenu, compacte, des émotions, des mémoires, bougent à l’intérieur se déposent, se mélangent, se transforment. La respiration se modifie, le temps ralenti. Une énergie différente s’est formée, un mouvement nouveau commence.

Mes mains se déplient lentement Mes tissus de papillons s’ouvrent délicatement, s’épanouissent dans l’air frais. L’air me porte, je flotte et volette glisse, virevolte. Je me pose, je contemple un moment, simplement le lent battement d’ailes du papillon debout qui m’hypnotise, au bord de l’eau. Je vois de nombreux papillons sur ma peau, je danse avec eux, en extase. Je vois des fleurs, des pétales, des couleurs des formes, des motifs d’ailes poudrées qui fondent dans mon corps.

Un papillon vient butiner mon visage, ses pattes et sa trompe me tire vers lui. Il m’emmène dans son envol, tandis que mon corps reste allongé, je me vois lentement décoller au dessus de moi même. D’autre papillons nous rejoignent, pour m’emmener planer. Des fils de soie sont tissés entre mon corps physique et mon corps envolé. Je laisse cette expérience se faire tranquillement. Je m’observe partir et je me demande vers où je vole.

Je vois des papillons, comme des papillons de nuit. Ils marchent sur la roche, je les suis de près, dans l’ombre, des grottes intérieurs. Je respire, j’ouvre mes ailes pour envoyer de la lumière et de la couleur pour transformer l’espace. J’allume une bougie, le papillon danse autour de la flamme, devient papillon de feu, transporte la lumière dans l’espace, entre un phénix et une luciole.

Un autre se pose sur mon nez, nous restons un moment comme ça, à se regarder, à murmurer l’un à l’autre. Et il s’envole au loin

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Nymphéose

Ça été ma première expérience en voyage hypnotique et par écran interposé, je ne sais pas trop quoi dire car je suis parti dans différents parcours dans mon rêve, mais c’est sûr que c’était une très agréable expérience et j’ai envie de recommencer pour pouvoir l’appréhender plus.

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Nymphéose

Des jeux sensoriels intéressants quand j’étais une chenille. Des textures de feuilles intéressantes dans la bouche, des manières de me mouvoir ressenties dans le tronc. Les balancements au bout du fil se soie restent plus abstraits. A partir de la chrysalide, beaucoup d’incursions de la pensée, de souvenirs et regrets : la chrysalide, c’est ce que je voulais vivre pendant le confinement, et mon amoureux est venu me rejoindre. Il avait tellement peur d’être seul, et qu’on ne se retrouve pas après ! Ca n’est plus du tout une chrysalide. Je l’ai invité, je n’ai pas à lui en vouloir, mais j’ai mis deux semaines à accepter sa présence. L’évocation de la chrysalide me renvoie à cette sensation d’occasion manquée.

A partir de la chrysalide, je sabote mon rêve. Je le pollue, je mets en doute ma capacité de transformation, et même ma capacité d’en imaginer une. Un fois papillon, ma première pensée est : « les papillons ne vivent qu’un jour, n’est-ce pas ? Tout ça pour ça ! » Je me rappelle le contrat, j’essaie de m’intéresser à d’autres choses pendant que la phrase revient deux ou trois fois. Je respire, j’essaie de rencontrer d’autres papillons. En volant, je croise des banquiers qui tombent du haut de leur tour en se suicidant ( c’est une image de l’an 01, mélangée à du 11 septembre ). J’ai beaucoup réfléchi au fait de voler contre le vent, face au vent ou dans le sens du vent. Si j’ai la tête en haut, mes ailes en biais comme un cerf-volant, j’ai une posture fière, mais si je veux aller vers l’avant je suis contre le vent, ou alors je me laisse partir et je recule sans voir où je vais. Si je veux voir ou je vais en suivant le vent, j’ai la tête en bas. Il y a quelque chose dans mon schéma corporel qui ne correspond pas à la réalité, puisque j’ai l’impression d’avancer fièrement dans le premier cas et de reculer dans l’autre parce que ma tête pointe vers le bas, alors que c’est le contraire. Je passe beaucoup de temps à faire des raisonnements logique la dessus en me retournant par rapport au vent, mais ça fait peur de mettre la tête en bas, alors qu’avec un peu de cambrure, on remonte, on ne pique pas du nez ! Il faut pointer un peu vers le haut avec les antennes.

Finalement, je m’endors et me réveille avec un grand sourire et les antennes un peu sales. Grâce à la petite replongée que tu as guidée, je comprends que ça ne me gêne pas qu’elles soient sales, le problème c’est que la poussière dessus les alourdit. Une fois nettoyées et secouées, ma nuque est plus libre, mon regard plus vif et ma tête plus légère, je sens vraiment mes antennes venir de derrière la tête, à la base du crâne, qui équilibrent ma tête au lieu qu’elle soient implanté au sommet et entrainent ma tête vers l’avant.

Je ne me suis pas encore levé. On va voir comment je gère mon équilibre sans ailes, mais avec encore quelques sensations de battements dans les omoplates.

***

Nymphéose

J’ai l’impression d’avoir eu du mal à rentrer dedans. J’ai eu plusieurs préoccupations qui sont restées en tête pendant toute la séance et qui ont perturbées ma concentration.

Peut être aussi que c’est une fausse impression, parce que je n’ai pas d’expérience dans l’hypnose, et comme c’est différent de ce que je pouvais m’imaginer, j’ai l’impression que ça n’a pas vraiment marché. J’avais du mal à visualiser des choses précises.

Quelques fois je me sentais un peu partir, quand j’écoutais le son de ta voix, sans comprendre le sens de tes mots.

Peut être que ça s’est plus passé au niveau de l’inconscient. Je ne sais pas trop.

***

Connexion avec le végétal

Je rencontre une petite fleur, un crocus délicat elle se réveille et grandit, elle devient un tournesol aussi grand que moi il lui pousse même des dents inquiétantes quand mes peurs se projettent sur elle.

Finalement je lui offre une danse et nous dansons ensemble finalement tout cela est bien sympathique en échange elle me souffle une bulle d’énergie qui entre en moi et me procure un grand calme une sensation physique apaisante dans tout le corps.

Un très grand, très vieil arbre, comme un sequoia noueux et courbé m’invite dans la terre parmi ses racines je m’y enfonce à la renverse, la tête la première et il me porte dans ses branches en hauteur vers la lumière je joue à me balancer dans les lianes un petit oiseau, me pince avec son bec il me provoque ? me taquine ? Je crée quelques graines pour lui offrir alors il rentre dans mon corps par le dos ses ailes se déploient derrières mes bras je vole dans les branches de l’arbre, je joue avec l’arbre la fleur et l’oiseau tout est dansant et joyeux sans effacer pour autant comme une inquiétante étrangeté un sentiment dans l’atmosphere et ces creatures qu’il y un grain de folie en tout, comme au pays des merveilles

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Connexion avec le végétal

Les pétales de la fleur me compressent légèrement, je suis comme blotti et protégé. La température y est agréable et humide. Le soleil est filtré et la lumière jaune est tamisée.Je tente de me glisser la tête la première au fond de la cette fleur. en avançant j’aperçois les étamines et pistils dressées. L’un des deux est constitué de sabots rouge à la texture velours. je commence à jouer avec en le remuant depuis la base. Du pollen me recouvre le corps. Je décide de m’assoir dessus, à cheval. Le déséquilibre que cela créé est amusant. Plus loin, une surface jaune brillant, luisant m’interpelle. Je décide d’aller voir. A ce moment, je me rends compte que je suis nu et décide de m’apposer contre et ressentir les sensations. Cela se manifeste par des petits picotements sur mon torse et au niveau de mon pubis générant une légère excitation dans mon sexe. Je me laisse dorloter par la douceur de cette texture mi-végétale mi-animale.

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Connexion avec le végétal

Bonjour Marie ! J’espère que tu vas bien. Encore merci pour hier c’était encore une fois une super expérience.

Je me disais que ça irait sûrement plus vite sur l’introduction, qu’on avait déjà eu les explications mais j’ai été ravie de voir que non. J’ai appris encore beaucoup de chose, je suis de plus en plus intriguée et j’aime beaucoup la façon dont tu abordes ces sujets, avec beaucoup de recul, de critique, et d’objectivité dans la subjectivité (pas sûre que ça veuille dire grand chose).

En tous cas ce rêve m’a beaucoup parlé, étant moi aussi confinée proche de la nature, je profite beaucoup des moments a l’extérieur, avec toutes ces fleurs qu’on n’a pas la chance de voir a paris. J’ai donc pu pousser encore plus loin cette découverte et c’était très agréable. J’ai encore eu envie de rire a plusieurs reprises, même si j’appréhendais un peu cette fois car le moral n’est pas au beau fixe.

En tous cas ça m’aura montré que mon cerveau est capable de m’emmener dans des endroits joyeux même quand d’apparence le coeur n’y est pas et c’est un enseignement qui va m’être très utile pour les jours à venir. Alors merci ♥️

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Connexion avec le végétal

Le fait de « s’endormir » fait parti de la pratique ?

Comme ça allait trop vite pour moi j’ai l’impression que ça m’a poussé vers le décrochage. En tout cas c’était drôle de réentendre le drapeau à la fin comme si une partie était restée consciente.

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Connexion avec le végétal

J’aime beaucoup que tu précises avant chaque séance de ne pas s’attendre à une transe uniquement vertigineuse, qu’elle peut former des vagues. J’apprécie très fort la liberté laissée dans tes textes. L’un me permet de déculpabiliser de remonter vers la surface lorsqu’on a commencé, et l’autre d’explorer plus loin et autrement mes perceptions et mon imagination.

Je me suis senti très à l’aise pendant le voyage. A deux reprises j’étais happé plus loin que prévu par tes mots. La première lorsqu’ont été mentionnée les racines. Elles m’ont emmené à mon origine, à ma mère. Ma relation avec elle est compliquée, et ça m’a fait drôle de la ressentir là. Au lieu de paniquer, tout ce qui était autour de moi (vagues, couleurs, formes, racine) que je percevais comme des force ou des énergies, m’a englobé gentiment et ramené vers un endroit moins sensible. Le voyage s’est poursuivi.
Les racines étaient jaunes orangées, inégales et grossissaient, s’étendaient bon gré aml gré au fil de ma respiration.

Arriver au niveau de la tête a été un autre moment très intense. Comme submergé, enseveli. Les douleurs ne se ressentent pas vraiment, je les ressens comme des chaleurs. Je vois la couleurs du goût, la couleur des vertiges.
Il faut quand même que je précise que tout au long de cette expérience, les couleurs étaient au second rang par rapport aux sensations, aux formes (comme des mandalas, des éclaboussures, des patterns réguliers…).
Deux fois (une dont je ne me souviens pas), je suis arrivé un poil avant toi là où tu nous emmenais. Ca m’a rempli d’un grand sentiment de satisfaction. Avant même que tu ne le mentionnes, j’ai commencé à sentir l’énergie dans les pieds. Ca me fait dire, malgré mon peu de connaissance dans ce domaine, que tes textes sont fluides, limpides et bien ficelés.
J’ai personnellement du mal à synchroniser ma respiration avec ce qu’il se passe dans ma tête, à chaque fois que je dois me concentrer dessus ça devient un peu bordel (sauf les exercices « d’évacuation » des mauvaises énergies).

Cette séance m’a beaucoup apaisé, comme massé depuis l’intérieur et à des endroits qui sont d’habitude oubliés, jusqu’à l’imagination. Ca a créé un nouveau lien avec mon corps avec ces parties de l’ombre.

Pour revenir, il a fallu que tu le suggères deux fois, ce qui est deux fois plus loin que les autres séances que j’ai pu faire.

Au final c’est assez difficile de mettre des mots sur ce qu’on a vécu, voire même de se rappeler, et j’espère que cette tentative te sera utile 🙂

Merci pour ce voyage !!

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Connexion avec le végétal

L’autre jour j’ai eu une réminiscence de mon voyage pendant un moment de danse (je fais en ce moment du mouvement authentique distance) et c’était magnifique, émouvant… c’était suite au voyage dans la plante ça m’a amené loin dans un moment de corps.

Safe Place (cocon-hutte-nid)

Dans ces temps hostiles je souhaite pouvoir me replonger dans les moments de solitude heureuse. Retrouver une happy place où me ressourcer. Ma bulle de joie et de chaleur me fait prendre le bateau au sous le soleil tropical couchant et je m’aventure dans les sous-bois de ma forêt préférée. Une petite clairière entre les sapins et les bouleaux. La lumière est douce comme la mousse est tendre. Cette dernière recouvre le sol, les troncs et les souches. Je m’allonge et passe la main sur ce lit confortable. Je me sens soutenu et enveloppé des racines jusqu’aux cimes des arbres. La douceur de l’eau profonde me ressource, la lumière me donne des forces, le chant des oiseaux me berce. Je fais un avec la forêt. Les fées peuvent venir me raconter leurs secrets.

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Safe place (cocon-hutte-nid)

Au début un peu de mal à rentrer dedans puisque c’était la première fois que je fais une séance d’hypnose. Ensuite, peu à peu, un grand calme s’installe, je trouve une position agréable et fini par trouver une sérénité douce avec moi même, une tendresse accordée, un relâchement. Puis, lentement et en douceur, une vision de bonheur absolu se précise : je suis en bagnole dans un road-trip au dessus d’une falaise et je contemple avec un ami le Gran Canyon et l’océan qui s’y jette

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Safe Place (cocon-hutte-nid)

Beaucoup d’hésitations avant cette séance et une connexion décidée à la dernière seconde.

Au fur et a mesure que chaque fée se présentait , une larme venait gorger mes yeux. Joie triste de les retrouver.

Ayant décroché depuis un moment avec mon moi profond et la méditation , mes sens ont été mis a l’épreuve. La mise en place d’une safezone entre mes mains créa un champ énergétique comme si mes deux mains étaient deux aimants à la même polarité. Voulant se rapprocher , elles buttaient contre une sphère invisible.

A partir de là, il fut difficile pour moi de me concentrer et sur la Guide, et sur la respiration et sur les autres Sens. Une furtive odeur d’eucalyptus vint à moi. Aucune image claire n’apparut malgré le mot « Lila » qui revenait sans cesse. Mot que je m’étais évoqué pendant la présentation (cf : Madeleine de Proust) de la séance.

Puis les petites douleurs de postures apparurent et se fut le décrochage ^^ . L’endormissement fut plus rapide que d’habitude et les rêves toujours aussi marqués visuellement et emotionnellement que d’ordinaire.

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Safe Place (cocon, nid, hutte)

Mes mains se sont dirigées vers mes cuisses, les côtés intérieurs dans mon esprit j’ai vu le lieu, comme un faille dans la terre niché entre les parois de cette fente, une source d’où coule un ruisseau à travers la forêt, je l’appelle la source.

J’ai soufflé l’intention d’en faire un lieu de ressourcement, de soin et d’ancrage je souffle aussi pour laisser partir des vieilles énergies, en forme de cailloux je les laisse tomber dans le ruisseau, qui les emporte au loin je décore l’endroit avec des babioles dorées je suis couché dans les feuilles, ou sur un lit j’écoute l’eau couler, je respire l’odeur de l’humus j’allume une bougie, à l’entrée d’une grotte je suis déposé dans chaque moments dans le présent mes mains posées sur les jambes près du bassins se lèvent et forment un signe pour me souvenir sur le bas ventres elles se touchent, trois doigts ensembles pointent vers le bas et les pouces se touchent, alignés, comme le troisième coté d’un triangle le soir dans mon lit mes mains se joignent ainsi j’appelle le lieu par son nom je retrouve l’odeur, le bruit, la qualité de mon souffle Ils me projettent là bas allongé sur mon lit, je me vois allongé à la source je m’endormant en m’observant dormir à l’interieur je songe que ce serait plus agréable de ne pas dormir seul alors je rêve d’un ours, un gentil qui vient avec moi dans le lit il est dans mon dos et me prend dans ses bras sa grosse patte griffue m’entoure tendrement je suis trop bien blotti contre lui, sa fourrure est douce je m’abandonne dans le confort, j’ai le sourire au lèvres à un moment je me demande pourquoi il serait seulement gentil je m’inquiète de ses griffes posées juste contre mes flancs des images violentes apparaissent comme des projections de mes peurs je chasse ces pensées, pas de raison de leur donner plus d’espace je me souviens de ce conseil : accueillir le monstre avec bienveillance je crée une jolie fleur parfumée pour l’offrir à l’ours comme une bulle d’energie bleue, je la fait flotter vers sa tête il respire la bulle, nous sommes toujours allongés ensembles après un moment quelque chose se produit son bras, qui est toujours autour de moi, se fond dans mon propre bras son corps intègre mon corps comme une énergie je sens physiquement la force de l’ours, et ses griffes, dans mon bras cet échange crée un lien entre l’ours et moi on s’apprivoise, je suis rassuré je me plait à passer du temps dans ce lieu comme un bulle confortable hors du temps, à l’intérieur.

Je me souviens d’un autre lieu intérieur où j’avais l’habitude d’aller une plage sauvage entourée de falaises un rivage ancré le long de mon diaphragme il y avait une grotte également là bas Est-ce que je peux passer par la grotte de la source pour me rendre là bas ? Et ces grottes intérieurs vers quelles profondeurs nous emmènent elles ? Je me demande vers quels autres endroits je pourrais voyager en moi j’imagine une montagne de la poitrine où le cœur est niché, comme un trésor ou un espace ciel de la tête comme une sphère dans les nuages, où l’on flotte sans corps entre les quatre murs de ma chambre, je somnole et rêvasse j’imagine mon corps comme un paysage, j’invente des cartographies.

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Safe Place (cocon-hutte-nid)

Je me souviens de suivre tes indication de détente et de large respiration. Je me souviens que mon dos a eu besoin de trouver le mur. Puis mon diaphragme s’y est reposé, le plexus solaire- lunaire. Je me suis concentrée sur mon exzema pour qu’il se calme. Puis je ne me souviens plus tes indications. Je suis rentrée en moi, dans un autre espace-temps. Je discutais avec quelqu’un, un homme. Je ne me souviens plus de notre sujet de discussion, mais on n’était pas d’accord et il m’agaçait. Puis je suis revenue à la séance, au présent et à ta voix.

J’ai oublié d’écrire mon état après: je me suis sentie reposée et allégée, ma peau reposée.

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