°°°CREER SA VIE°°° régler un problème, soulager un symptôme, récupérer de l'énergie, lâcher du lest, s'émanciper d'une addiction, transformer le réseau d'influences, activer des ressources, choisir, se libérer, s'épanouir, ressentir, grandir, stimuler, se centrer, changer vers un mieux-vivre '''''CREER SON OEUVRE''''' ouvrir, inspirer, souffler, se laisser embarquer, improviser, écrire, dessiner, composer, danser, jouer, monter, construire, capter, oser, réaliser, proposer, partager, faire oeuvre ***CREER SON MONDE*** parcourir, explorer, plonger, planer, découvrir, étendre ses connaissances sensorielles, tester, examiner, prospecter, étudier par les sens, arpenter, jouer, expérimenter, modeler, moduler, inventer, augmenter, expanser…

Témoignages d’accompagnement à la création

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Témoignages des workshops d’1 journée création-hypnose-rêve, à Bruxelles, 2023

Encore une fois, merci Marie de ne pas « seulement » transmettre des outils, mais aussi et surtout, de les mettre en perspective. Nos transes et nos discussions m’ont permit de me rappeler comment les croyances peuvent être librement consenties pour ouvrir d’autres rapports au monde. Et qu’elles font partie (les croyances) des protocoles eux-mêmes. Ça promet pas mal d’explorations!

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Merci, exercices pratiques et intenses qui vont vraiment me servir je l’espère dans ma pratique, je referai les exercices pour d’autres domaines de vie

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Les paillettes magiques sont venues se redéposer au fond de la rivière!

Souvent, dans mes transes, je reçois beaucoup sans demander. Alors je demande rarement. Surtout si ça concerne le travail. Comme si je risquais d’instrumentaliser ma transe. Cette journée de workshop a fait grandir mon pouvoir de demander; c’est à dire, en l’occurrence, de poser des questions très précises. 

J’ai vu mes questions s’écrire en lettres rose étincelantes sur des ciels obscurs. J’ai reçu des réponses surprenantes et drôles. Je me suis ressouvenue qu’on a rarement des réponses si on ne pose pas les questions. Et que poser des questions est un art.

Merci encore pour cette journée. 

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J’ai bien aimé ton intro, j’ai beaucoup aimé que tu sois très clair et généreusement engagé politiquement, que tu nous situe par rapport au choix de tes prises de position. Cela me manque la plupart du temps quand je lis, fais de workshop qui touche à « l’ésotérisme occidentale ». 

Je trouve que tu es aussi très généreuse dans tes ressources, documentations en ligne.

Je pratique modestement et en débutante les états hypnagogique pour explorer ces autres réalités pour la création donc j’ai pas eu d’énormes surprises sur ce que je vivais.  Vu que je pratique ça seule en bricolant  les outils que tu nous as transmis m’ont permis/me permetteront d’aller beaucoup plus loin. Et j’avais vraiment besoin d’avoir une trousse d’outils car j’ai parfois l’impression que dans ces pratiques je me retrouve souvent à ce que ça soit à la longue un peu répétitif, ou je ne sais pas ‘quoi en faire’ une fois la technique acquise. ex: les choses à demander, les surprises, pouvoir entrer et sortir entre les deux, explorer collectivement (et pas seule comme c’est souvent le cas) et tout simplement avoir ton partage des différentes choses que tu as comprises en explorant…ça motive aussi beaucoup à poursuivre.

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La montagne m’a trouvé. Je n’y ai que très peu été et maintenant, elle 
est en moi. Un espace dans lequel tout s’efface et tout prend forme. Un 
écrin, un cocon de soie pour moi.

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(J’ai une pratique artistique visuelle et sonore)

(intention:  J’ai exploré un astéroïde alien)

Au-delà du visuel qui est souvent prédominant dans nos manières occidentales de voir, penser le monde, j’ai vraiment pu mettre mon corps au service de cette exploration: d’entendre et sentir physiquement les forces, énergies et ondes, le non matériel, ce qui m’a permis d’avoir un rapport vraiment multi sensorielle et détaillé, dans les aspects même discrets, de l’exploration de ces espaces. 

J’ai aussi eu une chouette porte qui s’est ouverte: un moment dans l’hypnose ou j’étais un peu fatigué j’ai décidé d’y faire une sieste et j’ai fais une sorte de méta-rêve: j’ai vue une grande roue avec des images animées sur plusieurs des petits « écrans » accrochés dessus. C’était de rêves des « autres moi » qui défilaient et que j’observais.

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J’ai bien aimé ton intro, j’ai beaucoup aimé que tu sois très claire et généreusement engagé politiquement, que tu nous situes par rapport au choix de tes prises de position. Cela me manque la plupart du temps quand je lis, fais des workshop qui touchent à « l’ésotérisme occidentale ». 

Je trouve que tu es aussi très généreuse dans tes ressources, documentations en ligne.

Je pratique modestement et en débutante les états hypnagogique pour explorer ces autres réalités pour la création donc j’ai pas eu d’énormes surprises sur ce que je vivais. 

Vu que je pratique ça seule en bricolant  les outils que tu nous as transmis m’ont permis/me permettront d’aller beaucoup plus loin. Et j’avais vraiment besoin d’avoir une trousse d’outils car j’ai parfois l’impression que dans ces pratiques je me retrouve souvent à ce que ça soit à la longue un peu répétitif, ou je ne sais pas ‘quoi en faire’ une fois la technique acquise. Ex: les choses à demander, les surprises, pouvoir entrer et sortir entre les deux, explorer collectivement (et pas seule comme c’est souvent le cas) et tout simplement avoir ton partage des différentes choses que tu as comprises en explorant…ça motive aussi beaucoup à poursuivre.

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J’ai beaucoup aimé cette journée où j’ai pu voyager dans mes intuitions artistiques pour m’aider à mieux sentir ou voir comment je devais continuer, ou aller pour des projets en cours. C’était aussi l’occasion de poser ses éléments de travail,  travailler de manière globale ou précise sur des intentions, regarder des blocages ou voyager dans mes (futurs) œuvres en faisant appel au rêve éveillé. 

C’est en soi rare d’avoir des moments ou l’on fait cette pose en dehors du monde pour simplement organiser les pistes, envies ou techniques. Prendre le temps d’écouter ce que les éléments rassemblés racontent.

Et ici on à en plus la possibilité d’essayer, d’expérimenter avec nos envies et intuitions en les « imaginant » dans leurs devenirs futurs pas sous leurs formes uniquement matérielle mais par le rêve. C’est aussi l’occasion de s’exercer grâce aux conseils et outils de Marie, de reconstruire, comprendre ces espaces de rêves, d’intuitions ou de son soie intérieure, et de les éprouver dans la réalité ordinaire pour tenter de leur donner un sens plus profond, qui puisse s’imprimer dans notre espace artistique.

Marie Lisel à une trousse à outils impressionnante, c’était rare pour moi de pouvoir échanger avec quelqu.une  qui le fait avec une très bonne connaissance du terrain et autant de générosité et de partage, avec une excitation collective des multiples possibilités d’utiliser l’hypnose pour la création. 

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Témoignage hypnose sur plateau, pour une création de Léa Drouet (Bruxelles, 2017)

Je suis très heureux de l’expérience que l’on a eu,

Dans ma manière de travailler habituellement, j’utilise des médiums extérieurs au corps pour partager avec un public/témoin des expériences pouvant relier des questions globales à l’intime, l’intime n’est donc pas quelque chose que j’évite, parce que de toute façon je sais que j’y plonge avec un cadre de partage et de lecture assez construit pour ne pas être dans le pathos, ou dans une utilisation du public/témoin comme « psy », de cette expérience commune me liant à la masse, le public/témoin et moi en retirons une expérience individuelle et collective.

Je comprends ton besoin d’éviter ce pathos avec le groupe, c’était donc pour moi une expérience assez légère et agréable, ou les outils utilisés étaient à la fois chargé de sens mais en distance de charges émotionnelles intimes.

Hormis un moment, le seul malaise ressenti est lié par contre à mon histoire et à ma relation à la danse,

lorsque nous sommes passés d’outils extérieurs au corps à ceux purement liés à celui-ci, et même si une forme de détresse est apparue, ça ne m’a pas empêché de continuer à travailler, et de rencontrer Madeleine par exemple.

Ce qui m’a surpris, c’est que l’expérience hypnotique ne m’était pas inconnue, et je me suis rendu compte que les états en performance dans lesquels je me mettais étaient déjà des états modifiés de conscience en relation à des médiums plastiques.

De plus, le fait d’être pris en charge était hyper agréable.

Je n’aurais pas incorporé une autorité (le flic aux jambes bien ouvertes) sans ces sessions d’improvisations.

Ces impros m’ont donné une autre lecture du groupe.

Gaétan


Témoignage hypnose sur plateau, pour une création de Léa Drouet (Bruxelles, 2017)

De manière générale, l’expérience était très intéressante, j’ai eu le sentiment qu’elle tombait à pic du travail fait précédemment, plus formel et plus dans la construction que dans la matière elle-même.
Ca m’a fait du bien de redescendre des concepts ou des représentations pour retravailler la base, le terrain, les fondements.

J’ai eu le sentiment que le cadre disparaissait ou tout du moins que j’étais capable de l’oublier par un double mouvement, à la fois à l’intérieur de la matière et inversement dans une perception plus globale de l’environnement, quand les choses vont à travers soi ou quand je me sentais dissolu dans une unité.
Les points d’accès, les portes et les clefs de ces portes sont des outils que j’aimerais retravailler. C’est assez déconcertant.

Comme la technique semble simple et comme j’ai du mal à me donner ou me rappeler ce genre d’outil pour ne pas me laisser déborder par des sentiments.
En fait le cadre du travail de la performance m’a fortement aidé à accepter le travail avec hypnose, car j’étais déjà volontairement dans l’acceptation et le non jugement de pratiques qui ne me sont pas habituelles. L’attrait pour des nouvelles expériences n’y est pas pour rien, et le laisser aller qui en découle se fait plus aisément.

J’ai particulièrement aimé les sentiments de se concentrer sur quelque chose et d’en ressentir des vertiges ou de l’apaisement, ça se rapproche un peu des sensations que je peux avoir sur scène quand une émulation un peu magique se fait, proche de l’extase.
ça se rapproche aussi de l’abandon de soi .

Le rapport à l’intime est assez ambigu en groupe, car je l’ai clairement laissé venir sans avoir le sentiment que c’était non à propos.
Après les outils que j’ai construit ici sont resté là-bas avec le travail de plateau… genre le travail est fini.
Dans le rapport aux autres je pense qu’il y a eu une émulation par le fait de sentir tout le monde au travail dans quelque chose de profond, plus d’attentif, plus concentré.

Il est très difficile de parler de ta méthodologie car à partir du moment ou tu acceptes le travail tu rentres dans le non jugement de la méthode, c’est trop complexe d’en parler car j’ai l’impression que les qualités peuvent-être des défaut et les défaut des qualités. Par exemple l’intonation de ta voix monocorde à pu me faire sortir du travail parce que je me suis poser la question du ton et de pourquoi (car je l’y associais au ton journalistique) et en même elle m’a donné la possibilité de l’oublier.
En tous les cas le fait que tu sois sur le plateau est hyper important et la légèreté avec laquelle tu mènes l’expérience est bienvenue, je n’ai pas ressenti de crispation.
Par contre je ne perçois pas l’intérêt d’un travail en groupe qui serait sans projet commun au préalable.

Pour mieux nommer les outils que j’ai utilisé et pour les sortir du travail fait au plateau
j’ai le sentiment qu’il faudra une rencontre individuelle

Fred


Témoignage hypnose sur plateau, pour une création de Léa Drouet (Bruxelles, 2017)

Je me souviens maintenant à quel point il était agréable de se laisser aller à la découverte de soi au travers d’une découverte de la matière. Les objets de la scénographie m’ont beaucoup aidée à relâcher ou évacuer certaines pensées, m’ont aidée à me fondre dans un processus de découverte et d’improvisation.

J’ai aussi senti que j’avais besoin de ces objets-matière, car il me semble que j’ai besoin, paradoxalement, d’une concentration extrême sur quelque chose (un mouvement -répétitif encore plus-, une chose, un objet, une idée) pour pouvoir lâcher prise et en fait, aussi, me sentir bien (homogène) avec mes improvisation-proposition.

Le fait que Léa observe l’expérience hypnotique ne m’a as dérangée sur le moment mais suite à la remarque de Bastien (qui lui avait été un peu « dérangé ») j’y ai réfléchi : je crois aussi qu’elle m’a perturbée, même si je ne m’en rendais pas compte sur le moment. J’en conclu aujourd’hui que j’aurai apprécié avoir une ou deux expériences d’hypnose sur plate

Oui, j’aurais aimé je crois maintenant, avoir une deux expériences hypnotiques sur le plateau sans observateur pour commencer. La position de performer-interprète était trop présente encore pour moi lors des expériences, et je pense qu’elle m’a parfois fait confondre imrpovistion-hypnose-connection avec proposition-construction-travail esthétique de l’interprète. Je ne sais pas si je suis claire. Cette sensation est peut-être due au fait que j’ai « atterrie » plus tard dans l’équipe, et que quand tu es arrivée, cela faisait beaucoup à intégré pour moi et rapidement : connaissance de l’équipe, des « autres », connaissance du travail et de Léa, connaissance tardive des matériaux par rapport aux autres…etc.

Je me souviens particulièrement de deux moments sous hypnose que je qualifierai de deux moments d’improvisation totale (« totale » à entendre comme « puissante et agréable, à l’écoute de soi et du dehors, proche de l’inné »).

Il s’agit d’un moment très abstrait où ma tête plongée dans les couvertures, je n’arrivais vraiment plus à différencier ce qui bougeait de ce qui me faisait bouger, une sorte brouillard entre intention et action. Je m’étais mis dans la tête que le monde entier était fait de couverture, et que m’a tête le découvrait petit à petit. Au début d’un grand voyage.

Le second est plus concret, dans le sens où il est plus connecté avec le projet de Léa. J’étais en train de tirer un carré de tissu supportant tout les gilets de sauvetage de la scénographie. Le poids de ces derniers rendaient très difficile la traversée que je m’étais dicté à réaliser. C’est en fait le poids et la difficulté, en tant que sensations, qui m’ont d’un coup transportés en pleine mer, tirant un radeau rempli de corps. Le mélange de tes indications, des images et des textes partagés par Léa, des objets signifiants du plateau, ont construit malgré moi une situation dont j’étais maintenant la « medium ». La situation me traversait et je la construisais. Le va et viens était assez étrange.

Les instants parfois brefs qui m’ont donné l’impression que « ca fonctionnait » se traduisaient par la sensation d’être conducteur de situations seulement, non plus acteur. Etre un intermédiaire entre un objet et une image, ou une situation par exemple, dans une relation d’interdépendance dans la construction de ce qui pourrait être un nouveau monde.

J’espère que tu vas bien! Que tu poursuis tes beaux projets.

Marion


Témoignage hypnose et objet transitionnel, préparation de création de Gaétan Rusquet, « The edge », les Brigittines, Bruxelles, 2020

Dear Marie Lisel

Thank you so very much for guiding us into the hypnosis in Gaetan’s project. It has been a long time that I wanted to try this, and it was a great discovery!

I was surprised how strong the experience was for me. I knew that I could often go into different states easily, but here I discovered a completely new power. I mentioned briefly in our group discussion that I felt the experience was very empowering, but at the same time it was also frightening to be confronted with this ‘power’ … to see the powers and ways of the mind. It was very revealing to me. It was like an insight into how the mind works. It showed me how every thing matters, that everything we take in from our environment can develop into something, has some place in our mind.

So to say: what was scary was to see and to be confronted with this power but what was empowering was to discover that I could be the agent within this powerful system. It was scary to see how well it worked because I saw how fragile the mind is and i could easily see how it could be (in another situation) taken advantage of for example if one is not well, if there is some kind of error, if someone intervenes with bad intentions, I could feel that it could potentially have bad consequences…But I trusted myself and I trusted the situation so I did not run along with my fears. Now I will tell you more about my actual experience and images. The first day was much more strong and powerful so I will focus on that one:

One of the first images I had was quite strong: I saw Juan, from the project, (who in real was laying next to me). I saw him crowd surfing in the street in a crowd of loads of people. A very huge crowd was carrying him, as if he was a rock star in a concert or something, but it was a little disturbing. He kept getting bigger and bigger, like a balloon, lots of air was going inside him. He became very huge and I got a little scared for him because I did not know the intentions of the crowd and what they wanted to do with him. He became so full of air that he started to float up up up into the sky. I was worried, so I tried to give him roots, to make him into a tree, so he could become grounded but it didn’t work, instead he became a cloud. I decided it was ok.

I don’t remember everything. But another strong image was again large crowd of people, running up agains a horizontal swimming pool. The people wanted to go into the swimming pool but the gravity didn’t allow it. There was gravity between the water and the people but not the same gravity. The water was pulled to the sides, but the people were pulled downwards. The swimming pool was enormous.

Another image: when meditating on the landscape of the skin, I saw my throat was full of lava stones. It went away quickly but then I heard in your instructions encouragement to ask to go where we would like. I was curious about the lava in my throat and I asked to go there. So I went into my throat and there was a beautiful landscape of lava rocks, red, blue and green, some had moss on them, similar to what you find in nature in Iceland, where I grew up. I travelled around my skin asking for more landscapes and then my hands became trees. I could see my hands as trees, and they were similar to the tree outside the studio that I had been looking at earlier in the day, through the window.

This mail is becoming a bit long. Sorry for that. I will shortly tell you about the second day.. somehow it was much less vivid, and things were not coming to me as easily as they were the first day… it was becoming different people / animals (an old pet) in my life somehow it became to related to personal things that I could not get out of thinking about those personas/ characters in my life. Otherwise I found it a ver great exercise to practice attachment and detachment!  ?

I really hope to work with you again some day,

All the best to you!

Inga


Témoignage hypnose et objet transitionnel, préparation de création de Gaétan Rusquet, « The edge », les Brigittines, Bruxelles, 2020

J’ai invité Marie Lisel à intervenir dans le cadre d’une résidence de recherche sur le projet « the edge » .

L’intervention s’est déroulé en deux sessions, par zoom.

Je souhaite travailler sur la limite du corps, celle entre individus et groupe, ainsi que entre un groupe de performeurs, et le public.

La première session consistait en un rêve éveillé, sur la peau, l’épiderme.

Nous avons donc exploré l’épiderme, siégé dans l’épiderme dormi dans l’épiderme même, le voyage et la transe ont été profondes, je ne me souviens pas de tout. Un souvenir fort est l’inscription de figures dans l’espace avec les bras, un 8, horizontal, avec le gauche, et une spirale avec le droit.

Il y a eu quelques résistances chez les participants, pourtant, les improvisations qui ont suivi ont sensiblement été orienté, informé par ce voyage hypnotique.

Pour ma part, la sensibilité de la peau a augmenté, même des sensibilités proches de la douleur situées sous la cuisse sont apparues pendant quelques heures. Aussi la peau était plus sensible, douce, poreuse. Les rêves qui ont suivi la nuit d’après étaient intense. Nous nous sommes retrouvé a chercher le contact avec les autres danseurs avec une attention accrue à ce qui se passait et ce qui circulait entre les corps. Je me suis retrouvé à sentir des organes imaginaires, qui apparaissaient entre les corps en contact, et subissaient ou généraient des mouvements.

Lors de la deuxième exploration hypnotique sur les objets transactionnels, nous avons travaillé avec des cordes, nous les avons chargé, nous nous les sommes appropriés. Keren a pris la corde bleue, Juan la jaune, Fabienne une verte, Inga une verte aussi, et moi la rouge. Nous les avons nommé, senti, touché, caressé, nous en avons pris soin, nous les avons chargé, puis déchargé. la mienne s’appelait Butterfly, c’était un marteau, un serpent, un cordon ombilical, il n’était confortable et protégé que sur un coussin sous la chaise, depuis il a trouvé son indépendance et est sorti de la corde, il n’est plus que serpent, et est venu se placer sous mon lit, à l’abris, je l’appelle quand j’en ai besoin. Il m’encourage à sentir et à prendre du plaisir, il est très tactile et m’aide à me connecter aux sensations liées à la peau.

Je souhaite poursuivre cette recherche, à la fois en continuant à interroger les limites du corps,

d’ou est-ce que nous sentons, mais aussi avec des objets qui donnent une continuité au corps, des artefacts qui viennent ici aussi questionner le corps et ses limites. Ce seront des objets/outils avec une charge symbolique, une fonction et un pouvoir d’agir.

Gaétan Rusquet

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De manière générale, l’expérience était très intéressante, j’ai eu le sentiment qu’elle tombait à pic du travail fait précédemment, plus formel et plus dans la construction que dans la matière elle-même.
Ca m’a fait du bien de redescendre des concepts ou des représentations pour retravailler la base, le terrain, les fondements.

J’ai eu le sentiment que le cadre disparaissait ou tout du moins que j’étais capable de l’oublier par un double mouvement, à la fois à l’intérieur de la matière et inversement dans une perception plus globale de l’environnement, quand les choses vont à travers soi ou quand je me sentais dissolu dans une unité.
Les points d’accès, les portes et les clefs de ces portes sont des outils que j’aimerais retravailler. C’est assez déconcertant.

Comme la technique semble simple et comme j’ai du mal à me donner ou me rappeler ce genre d’outil pour ne pas me laisser déborder par des sentiments.
En fait le cadre du travail de la performance m’a fortement aidé à accepter le travail avec hypnose, car j’étais déjà volontairement dans l’acceptation et le non jugement de pratiques qui ne me sont pas habituelles. L’attrait pour des nouvelles expériences n’y est pas pour rien, et le laisser aller qui en découle se fait plus aisément.

J’ai particulièrement aimé les sentiments de se concentrer sur quelque chose et d’en ressentir des vertiges ou de l’apaisement, ça se rapproche un peu des sensations que je peux avoir sur scène quand une émulation un peu magique se fait, proche de l’extase.
ça se rapproche aussi de l’abandon de soi .

Le rapport à l’intime est assez ambigu en groupe, car je l’ai clairement laissé venir sans avoir le sentiment que c’était non à propos.
Après les outils que j’ai construit ici sont resté là-bas avec le travail de plateau… genre le travail est fini.
Dans le rapport aux autres je pense qu’il y a eu une émulation par le fait de sentir tout le monde au travail dans quelque chose de profond, plus d’attentif, plus concentré.

Il est très difficile de parler de ta méthodologie car à partir du moment ou tu acceptes le travail tu rentres dans le non jugement de la méthode, c’est trop complexe d’en parler car j’ai l’impression que les qualités peuvent-être des défaut et les défaut des qualités. Par exemple l’intonation de ta voix monocorde à pu me faire sortir du travail parce que je me suis poser la question du ton et de pourquoi (car je l’y associais au ton journalistique) et en même elle m’a donné la possibilité de l’oublier.
En tous les cas le fait que tu sois sur le plateau est hyper important et la légèreté avec laquelle tu mènes l’expérience est bienvenue, je n’ai pas ressenti de crispation.
Par contre je ne perçois pas l’intérêt d’un travail en groupe sans projet commun au préalable.

(travail sur plateau pour Seuil, Clément Edouard)

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ENTRETIEN : FLORENTINE REY, POETESSE EN CHANTIER(S)

« Je suis allée voir Marie Lisel à Paris pour apprendre à me balader dans les différentes couches de mon inconscient et pour travailler encore plus l’écoute du corps, sa résonance avec le monde extérieur. Elle m’a initié aux rêves éveillés, et, comme c’est une passeuse, elle n’a pas hésité à me transmettre ses outils que je me suis appropriée pour ma création et pour les transmettre à mon tour. À Saint-Nazaire, j’ai rencontré une autre artiste-auteure et nous avons commencé à faire des rêves éveillés ensemble, sur les chantiers. Ça m’a permis de préciser mes intentions. Depuis, je propose aux habitants et aux travailleurs des conversations poétiques. On pose deux chaises, on s’assoie, on respire, on se détend, on trouve une porte d’entrée dans le paysage des Chantiers, pour basculer dans l’imaginaire, puis on dit ce qu’on voit, on associe, on déconventionne les images qui nous arrivent toutes faites et on s’offre des surprises.

Ce qui m’intéresse c’est la puissance de la créativité et de l’imagination. Il faut prendre soin de nos imaginaires, créer des mondes et des scenarii qui nous sont propres et non dictés par l’extérieur, le social, le divertissement. « L’imagination c’est l’œil de l’intelligence », je crois que c’est Jean Joubert qui dit ça. »

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Témoignage workshop 4 jours, école sup d’art d’Avignon (2023)

L’expérience des états modifiés de conscience fut pour moi la découverte des ressources nouvelles, n’appartenant ni au rêve, ni à l’imagination consciente.

Étonnamment, la place du corps fut proéminente : en effet mon induction la plus efficace passa par le mouvement,  et entraîna une série de réactions sensibles très surprenantes.

Ces voyages internes n’était pas de tout repos, mais m’ont ouvert un champ de perception autre, qui s’ajoute à l’ensemble des outils qui nourrissent ma pratique artistique.