°°°CREER SA VIE°°° régler un problème, soulager un symptôme, récupérer de l'énergie, lâcher du lest, s'émanciper d'une addiction, transformer le réseau d'influences, activer des ressources, choisir, se libérer, s'épanouir, ressentir, grandir, stimuler, se centrer, changer vers un mieux-vivre '''''CREER SON OEUVRE''''' ouvrir, inspirer, souffler, se laisser embarquer, improviser, écrire, dessiner, composer, danser, jouer, monter, construire, capter, oser, réaliser, proposer, partager, faire oeuvre ***CREER SON MONDE*** parcourir, explorer, plonger, planer, découvrir, étendre ses connaissances sensorielles, tester, examiner, prospecter, étudier par les sens, arpenter, jouer, expérimenter, modeler, moduler, inventer, augmenter, expanser…

REVAH – rêve hypnotique par Marie Lisel

Qu’est-ce que le REVAH?

Le rêve éveillé, augmenté par l’hypnose, est une technique de création artistique (créer son oeuvre) et/ou d’exploration de soi (créer son monde) et/ou de thérapie (créer sa vie) narrative.

La rêveuse/le rêveur ne dort pas. Iel est accompagné.e par une personne réelle, l’accompagnant.e, que je représente dans mon cas par le mot « co-pilote onirique », qui explore avec iel son paysage intérieur, rencontre les représentations de son système psychique, lui pose des questions, l’écoute, lui file les outils demandés, participe à la recherche de solutions – dans le suffisamment confortable, l’amour de soi et l’inclusivité – pour aller vers l’intention.

En transformant les représentations (comment je me perçois, comment je cartographie mon paysage, comment j’envisage mes relations à moi-même, aux autres, au monde), en découvrant la richesse des territoires intérieurs, en accueillant les différentes parties de soi, en transformant les liens, en traversant des expériences, la représentation de soi, des autres et du monde évolue, que ce soit pour une augmentation de soi par l’exploration (créer son monde), un acte de création d’oeuvre (créer son oeuvre) ou une avancée vers le mieux-être (créer sa vie).

La dissociation permet au Moi-adulte du système de l’accompagné.e de communiquer avec l’accompagnant.e dans l’espace-temps de la séance et en même temps d’être immergé.e dans l’espace-temps onirique. L’accompagné.e raconte ce qu’il se passe et fait part des discours des dividu.e.s (parties du système, personnages, personae dissociées du Moi-adulte) avec lesquelles nous interagissons. L’accent est mis sur le care et le consentement de toustes, mais aussi sur l’autonomie de l’accompagné.e, qui se forge peu à peu sa propre boite à outils (parce que je ne veux pas être une gourelle sans qui rien n’est possible) et construit son empuissancement.

Les actions hypnotiques s’inscrivent dans le rêve, soit déclenchées spontanément par des symboles (une cascade aide le nettoyage, un coffre de trésor offre le ressourcement…), soit proposées par des dividu.e.s qui savent faire (partie créative, partie magique, partie protectrice, partie ingénieure, partie joueuse…), soit par des suggestions respectueuses de l’accompagnant.e.

C’est un vaisseau inclusif, créatif et libérateur!

REVAH

RESPECTUEUX DE L’AUTONOMIE DE L’ACCOMPAGNE.E

Comment faire de l’hypnose en respectant l’autonomie, la créativité, la liberté de l’accompagné.e? C’est une vaste question qui agite régulièrement nos sphères de praticien.ne.s.

Dans les pratiques hypnotiques, cela va du +++dirigiste et – – – en accord avec l’autonomie et la singularité du « sujet » (hypnose de scène, street hypnose, mais aussi techniques de DO en 10 points + induction appliquée sans explication ni choix + protocole en étapes prédéterminées) à l’autre extrême (François Roustang en est un magnifique exemple).

Beaucoup d’écoles (et donc de praticien.ne.s qui en sortent) appliquent un consentement global (insuffisant pour moi), une autonomie très réduite de la personne suivie (qui dépend donc de l’hypno pour bosser), une prise en compte d’une petite partie de son univers (en reprenant ses mots, au mieux ses métaphores, en analysant son système psychique selon des grilles dogmatiques qui changent avec les modes, pour le copier, etc) et une stratégie basée sur les représentations de l’hypno qui n’est – par ailleurs – souvent pas sensibilisé.e aux enjeux des oppressions systémiques. Bref, on va jusqu’aux croyances du faux-jumeau mort in utero pour appliquer des protocoles ésotériques, ou bien jusqu’à imposer un travail sur une caractéristique qui n’est pas un souci pour l’accompagné.e (TDS, par exemple) ou bien sur des recadrages qui sont juste… des « maladresses » en pagaille.

Lors de mes nombreuses thérapies personnelles (systémique, psychanalyse, hypnose, EMDR, somatique, énergétique, gestalt, psy, chamanisme…), j’ai souvent eu à faire à des praticien.ne.s qui tentaient de me cerner avec leurs grilles de pathologies, en faisant des raccourcis simplistes, en psychopathologisant mes singularités, en désirant « guérir » ce qui pour moi n’était pas un problème, mais bien une partie aimée de ma personnalité (genderfluid, pan, poly, voyageuse onirique, communicante interespece, métaposition constante, représentations étranges, refus des conventions si je n’y adhère pas, etc), en me violentant par leurs représentations patriarcales.

Accompagner, ce n’est pourtant ni juger ni déterminer pour l’autre ce qui est bon ou pas selon ses propres représentations. Ce n’est pas appliquer des « trucs » pour faire soi-disant avancer le sujet aveuglé dans la soi-disant direction vers son soi-disant mieux-être.

C’est permettre à l’autre de s’autodéterminer selon ses propres choix et avec ses propres ressources.

Bref, la zébrette à pois arc-en-ciel s’est souvent sentie en méfiance dans les cabinets, bien avant de passer de l’autre côté.

Quand j’ai suivi mes cours dans deux écoles d’hypnose, puis travaillé avec des collègues en hypnose post-éricksonnienne, malgré la norme de « synchronisation », de « tri sur l’autre » et de « calibration », j’ai vraiment eu du mal avec le manque d’autonomie et de liberté que je ressentais en tant que sujet.

  • pas de demande de consentement pour un contact physique (parfois même quand j’avais les yeux fermés) ou demande puis contact rapide direct (faux consentement) ou une demande puis divers contacts sans redemande.
  • ancrages réalisés par l’accompagnant.e sans permission ni compréhension de ce qu’il se passe pour moi
  • inductions appliquées au mieux tranquillement mais sans autonomie, au pire, en force (saturation, confusion, rupture de pattern, ça peut être amusant quand on est en bon rapport et que l’enjeu est le jeu… en thérapie, c’est souvent violent)
  • provocation non respectueuse sous prétexte de « passer » (comme au foot ou au rugby ou dans les jeux vidéos). Idem pour les ruptures de pattern
  • blablabla non stop, sans espace libre pour mon déploiement imaginaire
  • lead raide, rythme inadapté, manque de « suivi », impression d’être portée de travers là où ça ne m’intéresse pas d’aller alors que sais marcher, voire voler et que c’est de mon monde à moi qu’il s’agit
  • non respect de mon univers singulier, par des projections, des métaphores à côté de ma plaque, des formules toutes faites (« Et qu’est-ce que ça raconte de beau sur toi, cette émotion? »)
  • application de prétalks et protocoles sortis de bouquins et non adaptés à mon système
  • impression que l’accompagnant.e a fait son plan de travail sans m’en parler (et souvent se goure), en imaginant quel chemin serait bon pour moi et en m’y emmènant, en étant lae plus « convainquant.e » possible et discret.e sur ses ruses.
  • en cas de sortie de route, incompréhension de ce qui m’arrive et parfois retraumatisation (oui, ça m’est arrivé 4 fois bien claires et nettes, en hypnose et en EMDR)

En tant qu’accompagnante, je ne pouvais pas faire subir la technique à mes accompagné.e.s, même avec leur consentement général en début de séance. Consentement qui est de facto:

  • non enthousiaste (il n’y a pas de « oui, go! » pour chaque action)
  • non spécifique (« je donne le droit à la personne qui pratique de faire son travail d’hypno », ce qui comprend les contacts et les tours de passe-passe pendant toutes les séances)
  • non éclairé (les personnes ne sachant pas ce qui va leur être proposé voire imposé)
  • non libre: si l’accompagné.e refuse, beaucoup avancent le cadre sine qua non de leur pratique. On est quasi dans le chantage.
  • non révocable (beaucoup d’hypnos parler de « faire péter les résistances », ça parle de soi-même)

Voilà pourquoi j’ai eu envie de créer une méthode où l’hypnose serait un outil d’accompagnement et non un outil d’action dans les mains d’une personne extérieure.

J’ai connu le rêve éveillé dans différents contextes (art, chamanisme, cours d’hypnologie) et il m’est vite apparu comme une solution inclusive, permettant d’accueillir les actions hypnotiques (discerner, dissocier, trier, nettoyer, ressourcer, intégrer, transformer, modéliser…) et les effets hypnotiques, de façon créative, efficace et ludique.

Dans le REVAH, le consentement est demandé pour chaque micro-action, l’accompagné.e guide son propre rêve (assisté.e de l’accompagnant.e qui est un outil augmenté), le cadre est clair et sécurisant, safer, la créativité et l’imaginaire sont les moteurs, l’autodétermination de soi est favorisée, l’autonomie est la règle (auto-induction en utilisant des outils modifiés selon son propre système, représentations singulières, auto-hypnose et auto-rêve appris en même temps que le pilotage onirique…), le scepticisme garantit de ne tomber dans aucune croyance sectaire, la transparence est de mise.

De même, le REVAH met l’accent sur l‘inclusivité.

Celle des personnes que l’on reçoit, ce qui demande un travail profond (temps, énergie, engagement) des hypnos pour se renseigner et se déconstruire afin d’accueillir respectueusement chacun.e dans sa singularité (sans l’universalisme ni les maladresses). Le groupe hypnose inclusive a été créé pour cela.

Et celle des dividu.e.s (parties, fonctions, personae du système), qui sont accueilli.e.s sans jugement, comme un.e membre de famille, d’équipe, qui a besoin d’être écouté.e, aidé.e, pour mettre ses ressources au service de l’amour de soi (soi étant le « moi-je », le système replié).

Cette méthode milite donc pour le respect de chacun.e à se créer librement, dans le cadre clair que chaque accompagnant.e met en place pour assurer la clarté de son positionnement et la sécurité de ses accompagné.e.s, en développant la magie intérieure et l’empuissancement.

Yeah!

R+E+V+A+H

Rêve Eveillé : le rêve m’accompagne depuis toujours, de la rêverie profonde d’enfant tellement « dans la lune » aux fantasmes, en passant par les voyages de transformation à bord de différents vaisseaux (chamanisme, méditation, connexion à l’animal, tantra et même psychanalyse…) et par les rêves nocturnes lucides… Lorsque j’ai expérimenté la méthode RED de Robert Desoille au cours d’hypnologie de Cyrille Champagne, j’ai eu un déclic. Mon hypnose à moi, en séances, ressemblait en partie à ces voyages-là. Il ne me restait plus qu’à éclaircir et à conceptualiser ma pratique hypnose&rêve. Voyez la page consacrée au passage du RED au REVAH ici.

V comme: Vivifiant, vivant, voltige, voyant, vivo, votif, vaisseau, voyage, verbalisé, victoire, visionnaire, visiosensoriel…

Augmenté: augmenter, c’est ajouter quelque chose pour rendre plus grand (en quantité, en durée, etc.), plus fort (en intensité), c’est accroître l’étendue ou l’importance, c’est rehausser, élever… voilà ce que l’hypnose apporte au RED, pour un outil encore +++ en créativité, liberté et efficacité!

Par l’Hypnose: l’hypnose que je pratique et enseigne est clairement centrée sur l’accompagné.e. Je suis simplement « pleinement présente » et équipée en outils à proposer, au fil de l’exploration du monde intérieur. L’hypnose, en REVAH, s’intègre naturellement: là se pose une transformation du lien, là une régression, là une conciliation de parties, là une mise entre parenthèses, là un nettoyage, là une récupération de ressources, là une futurisation… mais sans « protocole » (et encore moins script) ni préméditation ni obligation, naturellement, quand ça se met en place tout seul, dans la position qui ouvre au changement. 

(je vous laisse intégrer la métaphore)

POURQUOI LE REVAH?

Le REVAH propose les outils hypnotiques sur mesure, de façon fluide et créative. En effet, sous-modalités, recadrage, régression, futurisation, ligne du temps, transformation de lien, nettoyage, recherche de ressources, modélisation, conciliation de parties, prescription de tâche, etc, peuvent être abordés spontanément ou avec une proposition ou avec une suggestion, dans la continuité du rêve.

Le REVAH privilégie l’univers intérieur de l’accompagné.e, sans le carcan de la stratégie préalable de l’hypno. La stratégie est alors synchro, avec des propositions de possibles « choses à faire » dans le paysage au fur et à mesure du voyage, plutôt que d’envisager un protocole après la DO et d’y emmener l’accompagné.e.

Le REVAH est exaltant pour l’accompagné.e, qui « ouvre un pan de réel caché » et se découvre peu à peu, au cours de ses voyages. L’aspect thérapeutique est entrainé par le côté ludique, exploratoire, passionnant et par le fait d’utiliser les outils du rêve pour d’autres domaines que la thérapie (sport, art, sexualité…). C’est un booster de créativité.

Enfin, je suis étonnée de l’efficacité et de la profondeur de l’impact du rêve hypnotique sur mes clients, même si le rêve était d’apparence tranquille. Grâce aux métaphores filées et allégories, les changements s’opèrent sans devoir entrer dans des souvenirs difficiles à traverser. Je reçois de nombreux messages pour m’expliquer à quel point telle représentation continue à agir et à quel point la rencontrer a changé la vie. Voici le dernier reçu à l’écriture de cet article: »Re-bonjour je voudrais te remercier pour cette séance. Je pense que le dieu de la mer était C. et j’ai enfin pu faire ce que j’ai toujours rêvé de faire avec lui: jouer, danser! Sans sexualité. Comme un père. Ça me libère et retourne tout. Quelle puissance! Quelle émotion! ».

J’ai la croyance que la créativité de l’hypno dans ses outils et dans le rapport donne de la souplesse, de la vie, du jeu à son accompagnement, tout en privilégiant la liberté et l’autonomie de l’accompagné.e, qui se trouve invité.e iel aussi à inventer ses propres outils d’émancipation et de création de son existence.

LES SEANCES

De nombreuses séances mêlent l’hypnose et le rêve, ce qui donne des résultats vraiment étonnants! 

A lire sur les séances individuelles:

Sur l’inclusivité et le consentement:

Sur les rêves:

Les explications et sources de ce que j’utilise sont rassemblées sur la page «Techniques de rêve éveillé ».

Une bibliographie est également disponible: A lire, écouter et regarder, sur les rêves.

Bienvenue!

LES FORMATIONS POUR LES ACCOMPAGNANT.E.S

Les formations pour les praticien.ne.s en hypnose, sophrologie et autres techniques d’accompagnement se déroulent en présentiel (et en visio quand le covid nous plombe).

La dernière était le weekend du 2-3 juillet 2022 à Lyon. La suivante s’organise (début 2023, lieu et dates à déterminer).

Plus d’info: Les stages en REVAH (le prochain, 3-4 juin à Bruxelles)

J’organise également des sessions où se mêlent supervision technique et approfondissement. Le niveau 2 correspond à 7 séances ( ou en 2 journées de niveau 2.

Ensuite, 2 séances de supervision/approfondissement par an permettent de rester à niveau (et dans la liste des copilotes niveau 1).

Des questions? Ecris-moi 🙂

Bienvenue dans tes rêves!